Résumé

H. Burel Une âme soeur d'Eugénie de Guérin… (1902)

Octavie de Gallery le savait; mais jamais sa main ni son cœur ne furent arrêtés par une pensée égoïste.
« Faites, disait-elle, le plus de bien que vous pourrez à tout le monde ; mais n'attendez de reconnaissance que de Dieu. C'est une vérité que chacun reconnaît; d'où vient cependant qu'on est si blessé de l'indifférence de ceux que nous avons comblés de bienfaits? C'est que l'esprit raisonne et que le cœur sent. C'est qu'on est pris soi-même à son propre piège : on croit attacher par des bienfaits; et l'on s'attache soi-même à ceux sur qui on les répand. »
Source : Gallica

H. Burel Une âme soeur d'Eugénie de Guérin… (1902)

Une amitié de goût et d'amour-propre n'est pas de grande fatigue et elle est de grand entretien... Rien n'est si sec, si dur, si froid, si resserré qu'un cœur qui s'aime seul en toutes choses... Rien n'est si tendre, si ouvert, si vif, si doux, si aimable, si aimant qu'un cœur que possède et anime une amitié épurée par la religion... Pour les âmes qui sortent d'elles-mêmes et qui s'oublient véritablement en Dieu, leur amitié est immense comme Celui en qui elles aiment. Il n'y a que le retour sur nous qui borne notre cœur, car Dieu lui a donné quelque chose d'infini par rapport à lui.
Source : Gallica

H. Burel Une âme soeur d'Eugénie de Guérin… (1902)

La mort ne trouble que les personnes charnelles. « Le parfait amour chasse la crainte, dit saint Jean. » (I, Joan., iv, 18.) Ce n'est pas pour se croire juste qu'on cesse de craindre : c'est pour aimer simplement et s'abandonner sans retour sur soi à celui qu'on aime. Voilà ce qui rend la mort douce et précieuse. Quand on est mort à soi-même, la mort du corps n'est plus que la consommation de l'œuvre de la grâce. » (Fénelon.)
La pensée de la mort était familière à
Mlle de Gallery, qui lui souriait comme à la messagère d'une bonne nouvelle depuis longtemps attendue.
Source : Gallica

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