Résumé

François Martin Notice sur la vie et la mort de la révérende mère Saint-Placide… (1870)

Et, quand on a immolé la victime, il faut la brûler ; il faut consumer tout ce qui est opposé à Dieu et à la perfection de son amour; jugement, volonté, désirs, tout doit être anéanti dans l'âme religieuse. » Et ce qu'elle écrivait, elle le pratiquait. Elle trouvait dans la souffrance un aliment pour l'amour et dans l'amour un aliment pour la souffrance. « La pénitence nourrit l'amour, disait-elle, et soulage le cœur. » Et ailleurs : « Aimer sans souffrir, c'est faiblesse, et souffrir sans aimer, c'est souffrir inutilement. Je veux donc aimer et souffrir en aimant. »
Source : Gallica

François Martin Notice sur la vie et la mort de la révérende mère Saint-Placide… (1870)

Dès ce moment, loin de vous aimer moins, il faut, s'il est possible, que je vous aime davantage ; loin de refroidir mon dévouement, il faut qu'il devienne plus ardent et qu'il ne connaisse plus de mesure ; loin de compter les sacrifices, il faut accepter tous ceux qui se présenteront, aller même au-devant de ceux qu'exigeront votre sanctification et votre bonheur éternel. Dès que je suis Mère, je ne suis plus à moi, je suis à vous; j'appartiens tout entière, corps et âme, santé, forces et vie, à celles que Dieu m'a données pour enfants.
Source : Gallica

François Martin Notice sur la vie et la mort de la révérende mère Saint-Placide… (1870)

Mère Placide, au contraire, était douce, un peu timide, d'une nature expansive, sympathique, attractive ; elle avait, dans le regard de l'esprit, de la lucidité et une finesse délicate, d'où résultait chez elle un rare bon sens pratique, toujours dirigé par l'esprit de Dieu.
Ardente au fond, la vertu et l'extrême habitude de se voir et de se vaincre avaient tout modéré en elle, les résolutions, l'action, les paroles. C'était le calme et la paix. La fermeté ne lui manquait pas, résultat du sentiment du devoir, plus que produit de la nature
Source : Gallica

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