François Martin, Notice sur la vie et la mort de la révérende mère Saint-Placide… (1870)
“ Et, quand on a immolé la victime, il faut la brûler ; il faut consumer tout ce qui est opposé à Dieu et à la perfection de son amour; jugement, volonté, désirs, tout doit être anéanti dans l'âme religieuse. » Et ce qu'elle écrivait, elle le pratiquait. Elle trouvait dans la souffrance un aliment pour l'amour et dans l'amour un aliment pour la souffrance. « La pénitence nourrit l'amour, disait-elle, et soulage le cœur. » Et ailleurs : « Aimer sans souffrir, c'est faiblesse, et souffrir sans aimer, c'est souffrir inutilement. Je veux donc aimer et souffrir en aimant. » ”
