Grigorii Petrovitch Chouvalov

Élements biographiques

Grigorii Petrovitch Chouvalov Ma conversion et ma vocation (3e édition précédée d'une introduction… (1901)

C'est là un mystère de l'humanité, le problème du bonheur, que la divinité seule, que la vérité seule, que l'amour seul pouvait résoudre. Riez, riez, philosophes de tous les siècles, sages de l'incrédulité ; pour nous, nous sommes heureux au milieu des douleurs... Mon Dieu, nous le savez, dans ce moment je suis inquiet... mon àme est triste... je souffre, et pourtant je vous loue, je vous bénis et je m'écrie avec enthousiasme : Faites-moi souffrir ! mais que votre volonté soit faite. La résignation n'est pas l'absence de la
douleur, comme la foi n'est pas l'absence du doute involontaire.
Source : Gallica

Grigorii Petrovitch Chouvalov Ma conversion et ma vocation (3e édition précédée d'une introduction… (1901)

Oui, la foi est un don, un don gratuit de votre bonté, Seigneur... Ma raison, mon coeur, mon expérience, votre Église, tout me le dit. La foi est un don, un don gratuit et sublime, mais un don que jamais vous ne refusez quand on le demande, c'est donc aussi un acte de la volonté dirigée par la grâce. Oh! que l'homme est petit et grand à la fois, et que votre sagesse est immense! De quelque côté que je me tourne dans l'intérieur de mon âme, je m'étonne et j'admire : la foi nous mène à la vertu, nous mène au bonheur... La vertu c'est le bonheur... De notre plus grande passion, ô mon Dieu !
Source : Gallica

Grigorii Petrovitch Chouvalov Ma conversion et ma vocation (3e édition précédée d'une introduction… (1901)

Pour le réveiller, vous le secouez et le frappez, rudement quelquefois, mais toujours en l'embrassant avec amour! Et si après cela il ne veut pas, s'il est décidé à périr, Seigneur, il faut bien qu'il périsse. Oh ! admirable et précieux mystère de l'accord qui existe entre la dignité de l'homme et la bonté de Dieu ! Grâce divine et volonté humaine, vous êtes toutes deux indispensables pour mener au bien suprême. Si l'homme ne pouvait pas se perdre, il n'aurait pas la liberté; or, sans liberté, il n'aurait pas le bonheur qui provient de l'épreuve et du sacrifice.
Source : Gallica

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