François Martin

Résumé

François Martin De la pleurésie rhumatismale (1876)

Tous les jours nous voyons le rhumatisme se porter sur le péricarde et sur la plèvre, et à peine l'une de ces membranes est-elle atteinte depuis quelques heures, que déjà des signes physiques viennent révéler l'existence de lésions matérielles incontestables. Ainsi l'auscultation de la poitrine permet d'entendre le souffle voilé, et celle du cœur le bruit de cuir neuf. Vingt-quatre heures de plus sont à peine écoulées, qu'on trouve tous les signes d'un épanchement ou de l'existence de fausses membranes plus ou moins épaisses.
Source : Gallica

François Martin De la pleurésie rhumatismale (1876)

Il est beaucoup de pleurésies rhumatismales dans lesquelles la douleur est sourde et si légère que les malades, tout en la signalant, s'en plaignent à peine. Quelques malades enfin n'accusent aucune douleur. C'est que dans les cas où la pleurésie est compliquée d'une péricardite très-aiguë ou d'un violent rhumatisme articulaire, la douleur de la pleurésie est souvent masquée, obscurcie par celle de la péricardite ou du rhumatisme, conformément à la loi d'Hippocrate: Duobus doloribus simul obortis non in eodem loco, vehementior obscurat alterum.
Source : Gallica

François Martin De la pleurésie rhumatismale (1876)

S'il m'était permis de m'exprimer ainsi, je dirais que les articulations sont l'entrée par où les manifestations du rhumatisme s'introduisent dans l'économie, pour se porter ensuite sur les autres organes.
Telle personne, née rhumatisante, n'aurait jamais eu de pleurésie tenant à cette diathèse; il lui survient un rhumatisme des jointures, consécutivement elle aura une pleurésie de même nature. Il existe donc ici une relation
de cause à effet, et en conséquence, le rhumatisme articulaire mente d'être cité en première ligne quand on parle de causes déterminantes de la pleurésie rhumatismale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature