Résumé

Frédéric Mouisset De la sensation de flot dans les épanchements pleuraux (1887)

L'auscultation des poumons fait entendre des râles sous-crépitants des deux côtés, mais aux deux bases, le murmure vésiculaire est très obscur, et la percussion donne une matité très marquée, remontant un peu plus haut à gauche qu'à droite. On n'entend pas de souffle ; la malade est trop faible pour qu'on puisse la faire parler, aussi ne peut-on savoir s'il existe de l'égophonie. Des deux côtés, on perçoit nettement la sensation de flot.
Une ponction exploratrice faite avec la seringue de Pravaz, confirme l'existence de liquide dans la plèvre.
Source : Gallica

Frédéric Mouisset De la sensation de flot dans les épanchements pleuraux (1887)

Nous avons perçu la sensation de flot dans des cas d'épanchements séreux, séro-sanguinolents, séro-purulents et purulents. Il est évident que le liquide sera ébranlé avec une facilité d'autant plus grande que sa densité sera plus faible ; c'est dire que le phénomène du flot sera prédominant dans les cas d'épanchement séreux, pleurésie aiguë franche, hydrothorax. Au contraire la cavité pleurale pourra renfermer une certaine quantité de pus concret, et il ne sera pas possible de produire la moindre fluctuation.
Source : Gallica

Frédéric Mouisset De la sensation de flot dans les épanchements pleuraux (1887)

EXAMEN DU THORAX. — En arrière , à droite , la sonorité est normale dans les parties supérieures, mais à partir de la moitié inférieure de l'omoplate, on note de la matité et une diminution considérable des vibrations thoraciques. Dans la moitié inférieure du poumon, on constate l'obscurité du murmure vésiculaire. Cependant, la respiration s'entend jusqu'à la partie moyenne de la zone de matité, et le silence n'est complet qu'à la base. L'expiration est un peu prolongée. Nulle part on ne trouve de souffle ni d'égophonie, pas de pectoriloquie aphone.
Source : Gallica

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