“ Et toujours le râle continuait, monotone. On parlait à l'agonisant, on lui demandait son nom. Le râle seul répondait.—Dépêchons! répétait Richomme, qui avait déjà organisé le sauvetage. On causera ensuite. ”
Râle
Définition et enjeux
Le râle, terme médical désignant un souffle rauque et pénible, traverse les textes littéraires pour exprimer des états physiques ou métaphoriques. Émile Zola l'utilise dans Germinal pour évoquer l’agonie d’un ouvrier, tandis qu’Alexandre Dumas en fait un symbole de grandeur déclinante, comme dans Le Vicomte de Bragelonne.
Nietzsche, lui, joue avec le rire et le silence dans Humain, trop humain, illustrant la tension entre l’humain et l’absurde. Ces approches, mêlant pathologie et poésie, révèlent la richesse du concept, à la croisée de la médecine et de la création.
Citations sur “râle”
Émile Zola,
Germinal
(1885)
“ Lorsqu’il leva la tête, il vit qu’il était devant le Voreux. La masse sombre des bâtiments s’alourdissait sous les ténèbres croissantes. Au milieu du carreau désert, obstrué de grandes ombres immobiles, on eût dit un coin de forteresse abandonnée. Dès que la machine d’extraction s’arrêtait, l’âme s’en allait des murs. À cette heure de nuit, rien n’y vivait plus, pas une lanterne, pas une voix ; et l’échappement de la pompe lui-même n’était qu’un râle lointain, venu on ne savait d’où, dans cet anéantissement de la fosse entière. Étienne regardait, et le sang lui remontait au cœur. ”
George Sand,
La Petite Fadette
(1849)
“ Mais, tandis que nous contemplons l’éther et les astres, tandis que nous respirons le parfum des plantes sauvages, et que la nature chante autour de nous son éternelle idylle, on étouffe, on languit, on pleure, on râle, on expire dans les mansardes et dans les cachots. Jamais la race humaine n’a fait entendre une plainte plus sourde, plus rauque et plus menaçante. ”
F. Brunetière,
Revue littéraire - A propos de Charles Dickens
“ Dans une phrase qui nous fait rire, il sait nous faire sentir la délicatesse ou la profondeur du sentiment qui la dicte : et sous une enveloppe grotesque ou repoussante, il nous fait apercevoir, je ne dis pas la beauté, mais la bonté morale. ”
Friedrich Nietzsche,
Humain, trop humain
“ Adossés contre la mousse du hêtre, De rire affectueusement avec des amis d’un rire clair Et de se montrer des dents blanches. Si je fais bien, nous nous tairons ; Si je fais mal, — nous nous rirons, Et de plus en plus mal ferons, Plus mal ferons, plus mal rirons, Tant que nous descendions à la fosse. Amis ! Oui ! Cela doit-il être ? Amen ! et au revoir ! 2 Point d’excuse ! Point de refus ! Accordez, gens joyeux, au cœur libre, À ce livre de déraison Oreille et cœur et gîte ! Croyez-moi, mes amis, ce n’est pas une malédiction Que fut pour moi ma déraison ! ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Quand j’ai envie de rire, à qui veux-tu que je dise des bêtises qui soient appréciées ? La race humaine peut-elle jurer, comme moi, dans la colère ? peut-elle abdiquer, comme moi, jusqu’à la dernière parcelle d’intelligence, dans la belle humeur ? ”
Friedrich Nietzsche,
Le Gai Savoir
“ Tout soit pendu à la chaîne. Et il y a des gens cruels Que cela amuse ? Poète sans cœur ? — « Oui, Monsieur, vous êtes poète ! » Pic, l’oiseau, hausse les épaules. Railles-tu oiseau ? Veux-tu rire ! As-tu la tête dérangée ? Mon cœur le serait-il davantage ? Gare, tu craindras ma colère ! — Mais le poète tresse des rimes, Même en colère, brèves et vraies. — « Oui, Monsieur, vous êtes poète ! » Pic, l’oiseau, hausse les épaules. ”
Auguste Barbier,
Iambes et Poèmes
“ N’égaya des humains la face léthargique D’un rayon de gaîté plus franc et naturel. Et pourtant tu gardas à travers ton délire, Sous les grelots du fou, sous le masque du rire, Un cœur toujours sensible et plein de dignité ”
Émile Laurent, La Poésie décadente devant la science psychiatrique
“ Mais si, malheureusement, comme je le crois, cela est l’expression sincère et juste d’une âme tourmentée, il n’y a plus de quoi rire. On ne rit jamais d’un fou, quelque étranges et drolatiques que soient ses conceptions. ”
“ Vous avez ri de ce rire. On ne rit pas d’un malheur. Vous êtes des niais. Et des niais cruels. Si vous croyez qu’on ne peut pas rire de vous aussi, vous vous trompez ; vous êtes laids, et vous vous habillez mal. ”
Maurice Rollinat,
Les Névroses
“ Pompait lugubrement les brouillards de la Seine ? Le fait est que mêlant la tendresse à la haine, La rage à la stupeur, le rire au désespoir, Ma physionomie en face du miroir Passa par tous les tons de la mimique humaine. ”
Laurence Sterne,
Œuvres complètes de Laurence Sterne
“ Je crains bien d’avoir fini, pour le reste de mes jours, de plaisanter, de rire et d’amuser les autres, soit hommes, femmes ou enfans, et de devenir grave et solennel ; dispensant la stupide sagesse comme on a prétendu jusqu’ici que je départois la folie à mes paroissiens et à mes paroissiennes. ”
Gaston Rageot,
La Beauté ; essai d'esthétique historique
(1924)
“ Nous sommes à la fois des sentimentaux, des rêveurs, des romanesques, et aussi, c'est bien le mot, des amateurs de la farce, de la blague, de l'ironie, volontiers de la grosse blague. Tous les thèmes dont je vous ai parlé, la femme, la guerre, vous allez les voir traités au moyen âge en partie double, une fois sur un ton tragique, sombre, romanesque, sérieux, sentimental, et puis transposés dans le ton de cette blague avec grossièreté, avec grivoiserie. ”
Alphonse Daudet,
Oeuvres de Alphonse Daudet
“ Sa mine pâlie, ses traits resserrés, contractés par un perpétuel agacement, la violence de ses manières rapetissée en colère nerveuse, son beau rire sonore déjà fêlé, en faisaient un tout autre homme. ”
Sophie Gay,
Physiologie du ridicule
(1833)
“ Et voilà le sublime du genre ; non-seulement vous avez tous les profits de votre ridicule, mais quel que soit le miroir qui le réfléchit, vous n’apercevez jamais la ressemblance. Madame de Raiseville, souvent mystifiée par les sentiments que plusieurs mauvais plaisants affectent pour elle, n’a pas la sotte modestie d’en douter ; sa pitié est toute pour ses belles rivales ; elle emploie sa bonté à leur insinuer que sa vertu les met hors du danger de pleurer un infidèle, et comme ces sortes d’assurances prêtent à rire, on se fait un malin devoir de maintenir son illusion. ”
Mérinos, Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)
“ Les regards s'aiguisent; les rougeurs du sang qui s'échauffe commencent à marbrer les joues ; les voix s'élèvent avec l'accent métallique et saccadé de l'ivresse; de minute en minute se forment des couples nouveaux, et les paroles qu'ils murmurent passent comme une rumeur sombre à travers les éclats de rire. ”
Germain Nouveau,
Valentines et autres vers
“ Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c’est d’en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C’est un fou. Si c’est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... ”
Ferdinand Dugué,
Le Béarnais : comédie en trois actes et en vers
(1844)
“ Mon rire sent les pleurs ! PANDORE. Je serai là sans cesse 1 Je vous consolerai, croyez à ma tendresse. RAPIN. Cher ange! écoute encor, ton malheur est certain Si tu veux partager mon ténébreux destin ! J'ai le cœur inconstant, et l'esprit très-mobile; Je suis inabordable en mes crises de bile, J'ai d'horribles fureurs, j'aime à faire le mal, Je battrais volontiers. comme c'est pastoral l PANDORE. Tu me battras ; je t'aime. ”
“ Voulez-vous des faits ? voulez-vous des idées ? — Des idées ridicules ! qui sont les vôtres. — Tellement ridicules, tellement miennes, madame, qu’il n’y a qu’un homme de peu ou de rien, qui les puisse avoir. Tenez, désirez-vous bien rire ? désirez-vous bien vous moquer de moi ? ”
Anaïs Ségalas,
Les rieurs de Paris
(1880)
“ Avec ces rieurs à l'esprit faux, au cœur malsain, lout changeait de nature ou se matérialisait. Le plaisir, ce sourire de la vie, cette fleur de la vallée de larmes, devenait avec eux fiévreux et corrompu ”
Émile Zola,
Mes haines, causeries littéraires et artistiques
“ Ne voyez-vous pas que nous ne sommes point en train de plaisanter. Regardez, vous pleurez vous-mêmes. À quoi bon vous forcer, vous battre les flancs pour trouver drôle ce qui est sinistre. Ce n’est point ainsi qu’on riait autrefois, lorsqu’on pouvait encore rire. ”
Louis-Sébastien Mercier,
Le nouveau Paris
(1798)
“ Ces peintures naïves de nos ridicules, de nos folies, de nos travers, de nos vices, n’excitent que le sourire passager d’un peuple volage qui s’étudie dans sa mise, qu’il varie à chaque instant du jour, à faire la charge même du ridicule dont on lui offre le fidèle miroir. ”
Gustave Flaubert,
Correspondance de Gustave Flaubert
“ Tu n’as guère le mot pour rire, si de semblables sottises t’importent. Moi je ris de tout, même de ce que j’aime le mieux. Il n’est pas de choses, faits, sentiments ou gens, sur lesquels je n’aie passé naïvement ma bouffonnerie, comme un rouleau de fer à lustrer les pièces d’étoffes. ”
Hippolyte Taine,
Histoire de la Littérature Anglaise…
“ Ils sont excessifs, raffinés, prompts aux larmes, au rire, à l'adoration, à la plaisanterie, enclins à mêler l'une à l'autre, précipités par une verve nerveuse à travers les contrastes et jusqu'aux extrêmes. ”
J. Sand, Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse
“ Puis enfin se diriger vers un bruit de rire frais et joyeux, de voix pénétrantes et suaves, entrer dans une classe ! voir autour de soi tout un harem de vierges qui rougissent, se troublent, se cachent les unes derrière les autres, se rassurent, s’enhardissent, se rapprochent, sourient, prennent l’air railleur, agaçant, curieux, vous regardent, vous interrogent, vous consultent, et vous appellent ”
Mario Duliani,
La ville sans femmes
“ Chacun ravale sa peine intime, ne voulant pas, par une sorte de pudeur, paraître souffrir. Des mots, des plaisanteries mille fois ressassées, se colportent de bouche en bouche et, chose étonnante, font rire ! ”
Jean-Gabriel Cappot, Chroniques du Café de Paris : Le jeune homme… (1833)
“ Puis , quand cet impitoyable écrivain abat ou relève notre âme , comme un roseau qu' il fait plier sous sa main de fer , nous voudrions que ce ne fût pas un jeu , que le rire qu' il provoque ou les pleurs qu' il fait couler ne fussent pas une mystification qu' il nous prépare ..... Mais , non . S ' il eût fait autrement qu' il n' a fait ; si , maîtrisé lui-même par son sujet , et comme malgré soi , entraîné à du rire ou à des larmes , il ne se fût point , hardi frondeur , moqué de son rire à lui ou de ses larmes , il eût manqué son but , pensée profonde et d ' une haute philosophie . ”
Eugène Bresson, L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)
“ A cet aspect ; chacun en désignant sa face, Le coeur tout palpitant d'une mordante audace, Le rire sur la bouche et l'orguèil sur le front, L'insulté en se tordants. - A cesanglant affront, Woterre, secouant sa tête formidable, Reste calme et muet. ”
“ Souvenez-vous aussi du proverbe grec : Un fou quelquefois parle avec sens et raison. À moins que vous ne pensiez pas que ce dicton puisse s’appliquer à mon sexe. Vous vous attendez à une conclusion, je le vois bien. Triples fous que vous êtes ! Croyez-vous donc que je me souviens d’un seul mot du pot-pourri que je viens de vous débiter ? — Les anciens disaient : « Je hais un convive qui a trop bonne mémoire. » Et moi, je vous dis : Je hais un auditeur qui se souvient de tout. Adieu donc, applaudissez, vivez en joie, et buvez sec, illustres adeptes de la Folie ! ”
Honoré de Balzac,
Les Contes drolatiques
“ « Lisez pour rire. » Après, vous leur direz quelque aultre mot plus plaisant, pour les faire esclatter, veu que, quand sont rieuses, elles ont les lèvres descloses et sont de petite resistance à l’amour. ”
Ève Circé-Côté, Bleu, blanc, rouge
“ LA belle vie que celle de cocher, flâner, persiffler, batifoler tout le jour, insouciants comme ces beaux poissons dorés qui se chauffent au soleil, sur les rochers à fleur d’eau. Heureux cocher, va !... L’air gouailleur, l’éclat de rire sarcastique, ils suivent les évolutions de la foule, cinglant le ridicule de chacun d’un mot incisif, brutal, qui lacère comme un coup de fouet. ”
Antoine Louis Fonteret, Hygiène physique et morale de l'ouvrier dans les grandes villes en général et dans la ville de Lyon en particulier… (1858)
“ Et nous ne songeons point qu'en applaudissant de la voix et du geste à l'étranglement absurde et désordonné de la taille, nous nous rendons coupables , à notre tour, d'une folie semblable à celle que nous blâmons dans les autres ! ”
William Shakespeare,
Le roi Lear
“ Et depuis quand, je vous en prie, êtes-vous si bien fourni de chansons, maraud ? Le fou. – C’est mon usage, noncle, depuis que par ta grâce tes filles sont devenues ta mère, quand tu leur as donné les verges et que tu as mis bas tes culottes. Il chante. Alors, saisies de joie, elles ont pleuré ; Et moi, j’ai chanté dans mon chagrin De ce qu’un roi tel que toi jouait à cligne-musette, Et s’allait mettre avec les fous. Je t’en prie, noncle, prends un maître qui puisse enseigner à ton fou à mentir : je voudrais bien apprendre à mentir. Lear. – Si vous mentez, vaurien, vous serez fouetté. ”
Émile Nelligan,
Émile Nelligan et son œuvre
“ Voici que verdit le printemps Où l’heure au cœur sonne vingt ans, Larivarite et la la ri. Voici que j’ai touché l’époque Où l’on est las d’habits en loque, Au gentil sieur il faudra ça Ça La la ri Jeunes filles de bel humour, Donnez-nous le mai de l’amour, Larivarite et la la ri. Soyez blonde ou brune ou châtaine, Ayez les yeux couleur lointaine Larivarite et la la ri. Des astres bleus, des perles roses, Mais surtout, pas de voix moroses, Belles de liesse, il faudra ça Ça La la ri Il faudra battre un cœur de joie Tout plein de gaîté qui rougeoie, Larivarite et la la ri. ”
René Doumic,
Revue des Deux Mondes
“ Et les autres, les ridicules, le savant dont le père avait tant de talent, le jeune poète au crâne dénudé, le philosophe qui confesse les dames, les plus méchants d’entre eux ne le sont guère : rien ne nous empêche d’en rire et rien ne vient gâter notre plaisir. ”
Anonyme, Les Jésuites de la maison professe de Paris en belle humeur (1696)
“ Nous ne pouvons vous exprimer la joie que nous avons reçue en lisant la lettre qu’un de vos lutins domestiques nous mit entre les mains, quand nous ne songions qu’à nos misères. Nous la baisâmes mille fois avec tant de passion que cet esprit follet demeura un quart d’heure à rire comme un fou de notre emportement. ”
Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ La vaste raillerie est un dôme sonore Au-dessus d'une tête, et ce sinistre mur Parle et de mille échos emplit un crâne obscur. C'est ainsi que le rire, infâme et froid visage, Parvient à faire un fou de ce qui fut un sage. ”
“ Types lamentables de méchanceté impuissante, ils sont maigres de rage ; dès quinze ans, la jalousie amère arrêta leur crue ; l’éclat d’autrui, qui les blesse, fait grincer leurs dents de roquets venimeux. ”
Sophie Gay,
Physiologie du ridicule
(1833)
“ La haine et l’envie, ces deux monstres acharnés au mérite, aux talents, s’apaisent à la seule vue d’un ridicule. Voulez-vous paraître étrange ? Faites le bien à votre goût, n’imitez personne. Quoi de plus heureux que deux amants qui s’admirent, qui s’adorent tout haut ! eh bien, que sont-ils ?... Le ridicule est l’enseigne du talent, le cachet du génie : Pascal avait peur du diable. ”
William Shakespeare,
Comme il vous plaira
(1623)
“ Oh ! si j’étais fou ! — J’ambitionne la cotte bariolée. LE DUC. — Tu en auras une. JACQUES. C’est la seule qui m’aille : — pourvu que vous extirpiez de votre sain jugement — cette opinion, malheureusement enraciné, — que je suis raisonnable. Il faut que j’aie franchise — entière et que, comme le vent, je sois libre — de souffler sur qui bon me semble, car les fous ont ce privilège. — Et ce sont ceux qu’aura le plus écorchés ma folie — qui devront rire le plus. Et pourquoi ça, messire ? ”
“ « J’espère ne jamais me moquer de ce qui est bon et sage ; mais le ridicule et la stupidité, les manies et l’inconséquence, me divertissent, je l’avoue, et j’en ris chaque fois que j’en ai l’occasion. » ”
“ Ah ! certains jours, quand il était là, elle se sentait pâlir, et ses mains tremblaient. Elle affectait de railler son émotion, elle feignait de s’occuper d’autre chose, de le regarder à peine ; elle parlait avec ironie. ”
Adrien Decourcelle, Les Formules du docteur Grégoire
“ Famine, Disette : Faillite de la nature — dont notre belle France ne manque jamais de rendre le Pouvoir responsable. Fanatisme : Une maladie — de foi. Fantaisie (La) : Le bon sens — en goguette. Farce (La) : Un comique de convention, qui relève du rire, mais qui ne le commande pas. Ne dites donc pas, d’une Farce : « J’ai ri, parce que c’est drôle ; » dites : « C’est drôle, parce que j’ai ri. » Fard : Un mensonge — cousu de fil rouge. Fascination : La volonté du charme. Fatalité (La) : La Providence noire. Fatuité : L’orgueil de son mérite ou l’ignorance de sa sottise. ”
Charles Corbin, Notes et souvenirs d'un officier d'État-major… (1906)
“ Heureux qui te conserve jusqu à ces âges avancés de la vie, plus coutumiers des tristesses que des pensées riantes! Mais combien à plaindre ces gens confits dans leur gravité, guindés et moroses qui te dédaignent et font fi de toi, méconnaissant ce sage précepte de Rabelais que le rire est vraiment le propre de l'homme! ”
Laurence Sterne,
Oeuvres complètes, tome 1
“ J’ai maintes fois grondé mes servantes et réprimandé ma femme et mes enfans avec le plus grand sérieux, et lorsque je tremblois de les voir alarmés et contrits de ma colère, quelle mortification pour un homme passionné, de les entendre éclater de rire de quelque expression ridicule, de quelque image bouffonne qui m’étoient échappées dans la chaleur de la remontrance ! ”
