Mario Duliani,
La ville sans femmes
“ Et sur ces mots, il est sorti de ma chambre, courbé sur lui-même, comme si la pierre l’avait définitivement écrasé. On a beau faire... vouloir s’évader de cette idée fixe, s’élever, désirer s’arracher à cette obsession de l’amour... Les meilleurs d’entre nous — et j’en connais, et je les observe ! — sont toujours poursuivis par la hantise de renouveler un jour l’étreinte, par la crainte, aussi, d’en être privés à jamais. Quelle misère, tout de même, que cette maladie tenace, obstinée, qui nous tient attachés à la vie par le bas. ”

