Isabelle de Charrière,
Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ Ils croissent, ils prospèrent, c’est tout ce qui reste d’heureux de cette liaison si douce. Que ne puis-je, madame, vous peindre toute sa douceur, et le charme inexprimable de cette aimable fille ! Que ne puis-je vous peindre avec quelle tendresse, quelle délicatesse, quelle adresse elle opposa si longtemps l’amour à l’amour ; maîtrisant les sens par le cœur, mettant des plaisirs plus doux à la place de plaisirs plus vifs, me faisant oublier sa personne à force de me faire admirer ses grâces, son esprit et ses talents ! ”
