Résumé

A. Mézières Mirabeau d’après un livre récent

Mirabeau n’ignorait pas cette conséquence certaine de sa fuite. Quelle fut donc la raison qui le décida à braver le péril ? Il a dit et peut-être même a-t-il cru sincèrement qu’il était alors emporté par la violence de sa passion. L’excuse est plus vraie pour Mme de Monnier que pour lui. Sophie s’était donnée tout entière avec la véhémence d’une nature passionnée, avec le dévoûment et l’esprit d’abnégation que les femmes apportent plus que les hommes dans les sacrifices que demande l’amour.
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A. Mézières Mirabeau d’après un livre récent

Elle le remplit avec un dévoûment admirable, souvent même aux dépens de son bonheur. Elle eut à souffrir plus d’une fois, non-seulement de la situation précaire dans laquelle se débattait son amant, mais de l’influence qu’exerçaient sur l’imagination mobile et sur les sens corrompus de Mirabeau des rivales indignes d’elle. En dehors de ces heures de passion, il rendait justice à Mme de Nehra, il ne parlait d’elle et il ne lui écrivait que dans les termes les plus tendres, avec un sentiment de respect qu’il n’a jamais témoigné à aucune autre femme.
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A. Mézières Mirabeau d’après un livre récent

Voici le portrait qu’en fait le marquis après cinq ans d’expérience : « Un homme vraiment supérieur par le maintien, l’esprit, et surtout le cœur, également propre aux grandes choses et aux moindres, maître dans tous les arts libéraux, né même avec cette sorte de talent qui comprend l’intelligence et l’exécution de tous les arts mécaniques... un homme enfin que je n’ai pu trouver faible et intercadent sur rien et dont le cœur excellent s’est pris d’un attachement sans bornes pour moi. »
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