Alfred Mézières,
Vie de Mirabeau
(1892)
“ Le peuple, las de souffrir, n'accorde aucun moment de répit à ceux qui le gouvernent; la royauté, la noblesse, le haut clergé, tout en reconnaissant la nécessité du changement, tout en se résignant même à des sacrifices volontaires, pensent qu'il sera toujours assez tôt pour y consentir. Le temps n'a pas le même prix pour les uns que pour les autres. Chaque fois qu'un moment d'arrêt se produit dans la marche en avant, les hautes classes y perdent le bénéfice des résolutions les plus généreuses. On ne voit plus l'intention qui est bonne, on ne voit que le retard qui prolonge les souffrances. ”
