Edmond Rousse

Edmond Rousse

Mirabeau (1891)

Résumé

Portrait de Edmond Rousse Edmond Rousse,  Mirabeau (1891)

“ Mais qu'est-ce que des discours lus ainsi à distance et à loisir? A peine la moitié de l'éloquence. Ce qui manque à ces pages immobiles, c'est un souffle vivant qui les soulève; qui anime les mots muets et les fasse parler. Ce qu'il faudrait avoir devant les yeux, ce n'est pas le discours, mais l'orateur, la tribune et le public : c'est-à-dire le comédien, la scène et le théâtre. Il faudrait voir l'homme, suivre le labeur précipité de sa pensée, entendre sa voix, saisir son geste, son regard, le frémissement de ses lèvres ”
Source : Gallica

Portrait de Edmond Rousse Edmond Rousse,  Mirabeau (1891)

“ A Amsterdam, il avait ouvert un atelier et une boutique de littérature; à Vincennes, ce fut une usine. Dès le lendemain de sa mort, la trouvaille suspecte d'un spéculateur sans scrupules en avait livré au public tous les produits ; amas prodigieux de dévergondage et d'éloquence, de basses besognes et de nobles études, d'écrits touchants et de libelles obscènes; cuvée de passions, de vices et de génie qui, durant quarante-deux mois, avait bouillonné dans cette tête en feu, et qui en débordait sans cesse
avec les déchets, les bavures et les scories de la fournaise.
”
Source : Gallica

Portrait de Edmond Rousse Edmond Rousse,  Mirabeau (1891)

“ C'est un mémoire écrit en une semaine; une brochure improvisée dans une nuit; une lettre bâclée dans une heure. Sur les prisons d'Etat, sur les lettres de cachet, sur la liberté de la Presse, sur l'agiotage, sur ces questions qu'il a vingt fois remuées et tourmentées dans tous les sens,
qui demain, d'ailleurs, vont se mêler, se dissoudre et se fondre dans l'immense creuset, il reprend ses anciens écrits, les resserre pour en augmenter la portée, les rajeunit et les ravive avec une infatigable dextérité.
”
Source : Gallica

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