Réplique

Définition et enjeux

Jacques Normand,  La Muse qui trotte

“ Le Geste, le grand geste éloquent et splendide
Qui ne peut — comme plus d’un discours — être vide,
Et qui, sur l’Univers ayant droit de cité,
Est le Verbe éternel de toute humanité !
Se parlant à lui-même, familièrement. Ce que tu rêves là, mais c’est la pantomime,
Mon cher... Genre vieillot, démodé, qui ne rime
Avec rien...
Se répondant. Avec rien...Il se peut !... Allons ! n’y pensons plus !...
Et pour vite chasser ces regrets superflus,
Courons...
”
Source : Wikisource

Augustin Henry,  Précis de l'histoire de l'éloquence… (1848-1858)

“ A chaque époque son éloquence.
Une autre et quatrième condition du discours, c'est de bien considérer devant qui on le prononce.
En effet, on ne doit pas parler devant une chambre comme on parlerait devant le peuple. Le peuple aime les gestes expressifs qui s'aperçoivent de loin et par-dessus les tètes. Il aime les voix chaudes et vibrantes. Soyez naturel avec lui et ne faites pas le comédien. Si vous sentez des larmes rouler dans vos yeux, orateur populaire, ne les retenez pas ! Si quelque mouvement d'indignation bat dans votre poitrine, qu'il en sorte et qu'il se répande.
”
Source : Gallica

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