Résumé

Justin Verniolles Cours élémentaire de rhétorique et d'éloquence… (1866)

« La dialectique, dit Marmontel, est le squelette de l'éloquence, et c'est avec ce mécanisme, ces articulations, ces leviers, ces ressorts qu'il faut d'abord qu'un esprit jeune et vigoureux se familiarise. » En effet, et le magistrat chargé de rendre la justice, et l'avocat appelé à protéger l'innocence, et l'homme d'État qui veille aux intérêts publics, et l'orateur sacré dont la mission est de venger notre foi contre le mensonge, tous ont besoin du
raisonnement, tous doivent posséder l'art de détruire une objection et de montrer la vérité dans tout son éclat.
Source : Gallica

Justin Verniolles Cours élémentaire de rhétorique et d'éloquence… (1866)

On trouve dans les proclamations, bulletins et ordres du jour de Napoléon, de la vertu militaire, l'art de l'orateur et le sens profond et délié du politique. Ce n'est pas seulement un général qui parle, ce n'est pas un roi, ce n'est pas un homme d'État, c'est tout cela à la fois. Si Napoléon a été un orateur complet, c'est qu'il était un homme complet; s'il a tout dit, c'est qu'il lui était permis de tout dire. Quelle force, quelle splendeur n'a point le génie uni à la puissance !
Source : Gallica

Justin Verniolles Cours élémentaire de rhétorique et d'éloquence… (1866)

Si elle est trop lente, elle laisse croire que l'orateur a de la peine à trouver ce qu'il veut dire, et elle rend le discours insipide et languissant.
Si elle est trop rapide, on confond les articulations et les sons, on n'a pas le temps de saisir ce que dit l'orateur, ou du moins d'en être touché. C'est un défaut ordinaire et presque universel dans les jeunes gens. La plupart semblent impatients de soulager leur mémoire du fardeau qu'ils lui avaient confié; ils ne laissent point à l'auditoire le temps de respirer, et ôtent à leurs paroles toute force et toute dignité.
Source : Gallica

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