“ L’éclair cria : — Silence aux pieds d’Adonaï ! — Et le chaos se tut dans le gouffre ébloui. Et l’archange qui veille entre deux pilastres Du seuil mystérieux plein d’yeux qui sont les astres, Se courba sous l’azur sans oser faire un pas Et dit au Dieu vivant : Le chaos n’en veut pas. Et Dieu dit : Je consens que ce monde revive. II. LA SORTIE DE L’OMBREII. LA SORTIE DE L’OMBRE I L’eau baissa, comme un flux qui s’en va d’une rive, Et les flots monstrueux, décroissant par degrés, Descendirent du haut des monts démesurés. Au-dessus de la terre une voix dit : Clémence ! ”
Citations sur “déclameur”
Jean-François Destigny, Némésis incorruptible : satires de moeurs (1838)
“ Le plomb et le poignard, le poison et la corde, Ont, en deux mois d'hiver, peuplé trente tombeaux, Et la hideuse Morgue encombre de lambeaux Ses planches de miséricorde ! Le fléau se propage, et son sinistre vol Galvanise des fronts abîmés dans le doute : L'un veut à dix-neuf ans interroger la route Par où l'esprit s'enfuit sans laisser d'ombre au sol; L'autre, dont la raison trop longtemps endormie Se réveille en sursaut aux cris du désespoir, Etouffe ses remords dans l'oubli du devoir, Et joint le crime à l'infamie. ”
Marcel Schwob,
Oeuvres de Marcel Schwob. Volume 2 of 2…
“ Et Monelle dit encore: Je te parlerai de la destruction.Voici la parole: Détruis, détruis, détruis. Détruis en toi-même, détruis autour de toi. Fais de la place pour ton âme et pour les autres âmes. [15] Détruis tout bien et tout mal. Les décombres sont semblables.Détruis les anciennes habitations d’hommes et les anciennes habitations d’âmes; les choses mortes sont des miroirs qui déforment.Détruis, car toute création vient de la destruction. ”
Charles Dickens,
Vie et aventures de Nicolas Nickleby
“ Ces exclamations frénétiques où se mêlaient à la fois, d’une manière risible et bizarre, la crainte, la douleur et la rage chez ce misérable, frappé d’une terreur panique, descendirent bientôt du ton des cris les plus aigus aux murmures plaintifs d’un lâche désespoir, entrecoupés de temps en temps d’un hurlement nouveau, chaque fois que ses recherches dans le coffre amenaient la découverte de quelque perte nouvelle. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ Tout y tremble de l’entrechoquement, de la fureur des éléments repoussés dans leur essor ; on se sent, en pénétrant dans ce chaos immobilisé, aussi petit que l’atôme, et l’on a comme une secrète terreur d’y être englouti sans retour. ”
Félix Dupanloup,
Principes de lecture publique et de déclamation…
(1858)
“ Donc, que votre ton s'élève, s'abaisse, s'enfle, se fasse petit, se redresse et se déploie, tonne ou caresse, affronte ou prie, chante ou pleure, bondisse ou tombe, alors que l'idée et le sentiment subissent eux-mêmes ces modifications. Là est le grand secret de la déclamation. Pour peu qu'on ait entendu parler en public, on a certainement senti encore l'effet puissant d'une exclamation placée à propos, d'un cri plus ou moins perçant, plus ou moins étouflé; car rien n'exprime plus vivement l'affection qui possède l'âme et qui la maîtrise. ”
Kakuzō Okakura,
Le livre du thé
(茶の本, ''Cha no hon'')
“ « Coule, coule, coule, coule, le courant de la vie va toujours plus loin. Meurs, meurs, meurs, meurs, la mort vient pour tous. » La destruction nous guette de quelque côté que nous nous tournions. Destruction en bas et en haut, destruction derrière et devant. Le Changement est la seule chose qui soit éternelle, — pourquoi donc ne pas accueillir aussi bien la Mort que la Vie ? ”
“ Dans l’écume des flots va se perdre et mourir. Ses doigts endoloris commencent à s’ouvrir ; Sa main n’a plus de force ; elle glisse, elle glisse... — Jure, dit le démon, je finis ton supplice ! Tout est sourd à sa voix, hors le vent qui gémit. ”
Léon Bloy,
Histoires désobligeantes
“ Et l’horrible déformation des sons humains qu’on croirait étirés sous un laminoir, qui ont l’air de n’arriver jusqu’à l’oreille qu’à force de se distendre monstrueusement, n’est-elle pas aussi quelque chose d’un peu panique ? ”
Henri Delaborde,
Revue des Deux Mondes
“ Il veut tout définir et tout peindre, depuis la farouche énergie du désespoir, dans un groupe de misérables implorant la Mort, qui se détourne d’eux, jusqu’aux voluptés de la vie chez de jeunes seigneurs dont les visages rians vont blêmir sous la faux. ”
Alexandre Dumas,
Le véloce, ou Tanger, Alger et Tunis
(1855)
“ Parfois , au milieu de tout ce mouvement , de tous ces cris , de toutes ces clameurs causés par des hommes , une figure apparaissait , s' avançant grave et silencieuse comme un fantôme , portant sur sa tête quelque cruche de forme primitive , et ne laissant voir de toute sa personne que ses yeux brillans comme des escarboucles , par l' ouverture de sa bourga . ”
Edgar Allan Poe,
Les Poèmes d’Edgar Poe
“ Quelle histoire de terreur dit maintenant leur turbulence ! Dans l’oreille saisie de la nuit comme elles crient leur effroi ! Trop terrifiées pour parler, elles peuvent seulement s’écrier hors de ton, dans une clameur d’appel à merci du feu, dans une remontrance au feu sourd et frénétique bondissant plus haut (plus haut, plus haut) , avec un désespéré désir ou une recherche résolue, maintenant, de maintenant siéger, ou jamais, aux côtés de la lune à la face pâle. Oh ! les cloches (cloches, cloches) , quelle histoire dit leur terreur — de Désespoir ! ”
Leonid Andreïev traduit par C. Gauchine, La Revue
“ Mais je vis encore plus de terreur nue, vraie, des larmes, des cris de désespoir, quand la raison suprême elle-même, dans la tension de toutes ses forces, arrachait à l’homme cette dernière supplication, cette dernière malédiction ”
Henri Blaze de Bury,
Louis XIII et Richelieu
“ Voyez-vous ces deux figures macabres plongées dans leurs coussins et chuchotant, la Mort déjà les tire par les pieds, et, tels qu’ils sont, livides et glacés, les deux Gérontes usent leur dernier souffle à comploter contre la vie et la jeunesse dont ils veulent avoir raison avant de s’en aller. ”
Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ La déclamation, dans le sens le plus élevé du mot, peut atteindre jusqu’à l’éloquence. L’ironie, l’invective, le sarcasme, dans les mains d’un déclamateur vigoureux, peuvent devenir des armes terribles ”
Eug. Delacroix, Revue des Deux Mondes
“ Les démons percent de leurs crocs le dos et la tête des misérables, les entraînent sur le bord maudit, où d’autres viennent se précipiter d’eux-mêmes et comme poussés par une invisible main. On voit, dans l’ombre, des dents serrées par l’affreux désespoir, des yeux ardens qui s’élèvent en l’air pour maudire l’Être éternel et l’heure de sa justice. ”
Charles Dickens,
Aventures de Monsieur Pickwick…
(1837)
“ Un désespoir surnaturel, une rage démoniaque avaient fait de si affreux ravages sur sa figure, dans cette seule nuit, que le lendemain matin ses compagnons se reculaient avec effroi lorsqu’il passait auprès d’eux. Ses yeux étaient lourds et sanglants, son visage cadavéreux, son corps voûté comme par l’âge. ”
Charles Baudelaire,
Œuvres complètes de Charles Baudelaire
“ J’ai été plus d’une fois victime de ces crises et de ces élans, qui nous autorisent à croire que des Démons malicieux se glissent en nous et nous font accomplir, à notre insu, leurs plus absurdes volontés. ”
Denis-Benjamin Hude, Oeuvres poétiques de M. Hude,.… (1885)
“ A sa voix, tout tomba pêle-mêle, et les débris des palais magiques, et les aigrettes d'or, et les ailes de gaze des génies, et les écharpes des fées, et leurs chars de corail... Depuis, les hommes nous persifflent, comme de vains fantômes. Quant à moi, échappée au désastre, je vis, en me dérobant aux regards de notre ennemi, mais avec les restes de ma puissance. ”
Paul Verlaine,
Poèmes saturniens
“ Ces vers du fond de ma détresse violente. C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux, Se multipliant comme un cortège de loups Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante ! ”
P. Challemel-Lacour, La Poésie païenne en Allemagne au XIXe siècle - Frédéric Hoelderlin
“ On conçoit les lamentations de ces grands désabusés, leur amertume, leurs ressentimens contre l’action, leur ardeur à se jeter dans le sein de la nature paisible et muette. Du reste le monde nouveau qui leur a manqué et à la recherche duquel ils se sont perdus est parfois assez indistinct. ”
Félix Delaville, Élisabeth ou Résignation dans les souffrances (1853)
“ Pour dissiper leur ligue, il n'a qu'à se montrer. Il parle, et dans la poudre il les fait tous rentrer. Au seul son de sa voix la mer fuit, le ciel tremble, Il voit comme un néant tout l'univers ensemble : Et les faibles mortels, vains jouets du trépas, Sont tous devant ses yeux comme s'ils n'étaient pas. ”
Maurice Leblanc,
L’Éclat d’obus/1916
“ Mais quelle rage le bouleversait lui-même à l’aspect de ce démon ! ”
Charles Baudelaire,
Les Fleurs du mal
“ Dans nos cerveaux malsains, comme un million d’helminthes, Grouille, chante et ripaille un peuple de Démons, Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons S’engouffre, comme un fleuve, avec de sourdes plaintes. ”
Scipion Fougasse, Chez une femme illustre, suivi de quelques souvenirs de l'auteur… (1866)
“ Mille débris flottant sous nos yeux ; des cris de détresse et de désespoir à fendre le cœur; des hommes à demi noyés se cramponnant aux cordages, disparaissant sous la vague, revenant à la surface, disparaissant encore, et ne revenant plus. ”
Edgar Allan Poe,
Les Cloches, 1876, trad. Blémont
“ Quel drame de terreur hurle dans leurs vacarmes, Dans leurs grands bonds épouvantés ! En sursaut, à leur voix, la nuit noire s’éveille, Et tâtonne, et dresse l’oreille, Horreur ! ce ne sont plus des voix, ce sont des cris, Des cris, d’horribles cris ! ”
Léon Gozlan,
Revue des Deux Mondes
“ Si tous les jours, de vingt tombereaux différens, il était sorti des cris d’effroi et d’épouvante, des gémissemens, des appels douloureux, des prises à partie du peuple, le peuple aurait écouté, il se serait attendri, il aurait frémi, il se serait soulevé à la fin, et les tombereaux auraient roulé dans la boue. ”
Concert du roi au Louvre : soirée du 6 mai 1841 (1841)
“ De noirs pressentimens mon âme intimidée, De sinistres terreurs est sans cesse obsédée : Le jour blesse mes yeux et semble s'obscurcir ; J'éprouve l'effroi des coupables, Je crois voir sous mes pas la terre s'entr'ouvrir Et l'enfer prêt à m'engloutir Dans ses abîmes effroyables. ”
“ Forçats, monstres, démons, meute folle et sans maître, Lâchée en un essor puissant, Qui peut les retenir ? La Terreur va renaître, Et la Seine rouler du sang. Ainsi qu’aux jours affreux d’une époque lointaine, La plus sombre d’un grandpassé, Un souffle de malheur, de vengeance et de haine Chasse le peuple courroucé. ”
Émile Delmas,
Java, Ceylan, les Indes : excursion sous l'équateur et la zone torride
(1897)
“ Ce gigantesque réseau de meurtre et de destruction vous enserre de toutes parts; il est là, sous vos pieds, couronné de fleurs, embrasé de lumière, partageant votre âme entre l'épouvante et l'admiration, et la troublant à tel point que le sentiment même de votre infimité finit par vous familiariser avec l'éventualité de quelque soudain anéantissement. ”
Édouard de Générès, La passion de N.-S. Jésus-Christ… (1852)
“ Un frisson convulsif, précurseur du trépas, Faisait frémir ses chairs et ne le quittait pas. Tout à coup,un long cri d'horreur et d'épouvante, Vient dominer celui de la foule mouvante Qui se masse et qui hurle autour du rédempteur. ”
“ Mon regard s’obscurcit & ma bouche imprudente But le feu de l’enfer sur tes lèvres resté. Six mois je m’enivrai de tes philtres étranges, Et six mois je crus voir le plus pur des archanges Dans le plus noir démon que l’abîme ait porté. ”
D. Citerne, Dévouement et mort de Lamoignon-Malesherbes… (1821)
“ Et pour comble d'horreur, l'outrage, l'ironie, Des victimes du jour tourmentent l'agonie! Le tombereau s'avance, et le pavé glissant Retentit d'un bruit sourd sous l'essieu gémissant. La terreur le dirige , et la mort le précède. ”
Eugène de Monzie, La journée de Reichshoffen : avec carte et pièces officielles (1876)
“ Ce fut une affreuse mêlée, pleine de lugubres détails, dans laquelle le génie de la destruction parut se jouer en mille raffinements étranges aux dépens de la vie humaine, et satisfaire ses bizarres caprices par d'horribles blessures et de non moins horribles mutilations. ”
Henri Delaborde,
La Sculpture florentine avant Michel-Ange
“ Ici des corps frissonnant de terreur essaient de se dérober encore sous la pierre qui recouvrait le sommeil de leurs dépouilles et que soulève maintenant une force implacable ; là, déjà séparés des âmes que le ciel attend, des hommes, — inexprimable douleur ! — se retournent vers ceux qu’ils avaient aimés sur la terre, et dévorent d’un dernier regard, appellent d’un dernier sanglot ces êtres chéris qu’ils n’ont retrouvés un instant que pour les perdre sans retour. ”
Alphonse Allais,
Rose et Vert-Pomme
“ Étions-nous le jouet de quelque hideux cauchemar ? Au milieu de tout ce carnage, un homme d’allure bestiale et de quiétude parfaite, se promenait, tirant de sa pipe en écume d’épaisses volutes qu’il envoyait vers le ciel impassible. ”
Marie-Joseph de Géramb, Lettre au comte de Moira,... sur les espagnols et sur Cadix… (1814)
“ Que de nouvelles douleurs ne viennent pas affliger ce cœur formé par la douleur! Hélas ! tu n'as connu de la vie que ses souffrances et ses misères ! Si, au milieu de tant de catastrophes, tu as été épargnée; si la rage des monstres qui ont assassiné les êtres qui t'étaient si chers, ne s'est pas exercée sur toi ”
Charles Baudelaire,
Les Fleurs du mal/1868
“ SUR LE TASSE EN PRISOND’EUGÈNE DELACROIX Le poëte au cachot, débraillé, maladif, Roulant un manuscrit sous son pied convulsif, Mesure d’un regard que la terreur enflamme L’escalier de vertige où s’abîme son âme. Les rires enivrants dont s’emplit la prison Vers l’étrange et l’absurde invitent sa raison ; Le Doute l’environne, et la Peur ridicule, Hideuse et multiforme, autour de lui circule. Ce génie enfermé dans un taudis malsain, Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l’essaim Tourbillonne, ameuté derrière son oreille, Ce rêveur que l’horreur de son logis réveille, Voilà bien ton emblème, Âme aux songes obscurs, ”
“ On ne sait quel frisson d’êtres vivants courir, Et ce débris boueux qui fut la créature, Touché par l’aiguillon brûlant de la Nature, Au lieu de reposer, s’évertue à pourrir. ⁂ L’ébranlement fatal ainsi se perpétue, Et nul ne peut savoir jusqu’où la Mort nous tue. ”
Camille Lemonnier,
Félicien Rops, l’homme et l’artiste
“ Il suffit que la mort lui ait fait signe pour qu’il la suive. Comme en ces farces de carabins jouant au spectre avec un petit flambeau sous un suaire, elle éclaire sur son passage les parois de la spirale ténébreuse où il touchera le fond même de la désespérance humaine. ”
Edgar Allan Poe,
Le Chat noir
(1843)
“ — À peine l’écho de mes coups était-il tombé dans le silence, qu’une voix me répondit du fond de la tombe ! — une plainte, d’abord voilée et entrecoupée, comme le sanglotement d’un enfant, puis, bientôt, s’enflant en un cri prolongé, sonore et continu, tout à fait anormal et antihumain, — un hurlement, — un glapissement, moitié horreur et moitié triomphe, — comme il en peut monter seulement de l’Enfer, — affreuse harmonie jaillissant à la fois de la gorge des damnés dans leurs tortures, et des démons exultant dans la damnation ! ”
Jules Lemaître,
Les Contemporains, 3ème Série
“ «C'est la faute de la fatalité».—Et, si ce n'est l'inquiétude du mystère, c'est donc la résignation à ne pas le comprendre,—en somme, un sentiment consécutif à cette inquiétude, et non moins humain, et non moins navrant,—qui pénètre la dernière conversation, à petites phrases brèves et mornes, de Frédéric et de Deslauriers, quand ils se rappellent leur vie, et comment ils l'ont manquée, et que cela leur est presque indifférent parce qu'ils la mesurent, sans le dire, à quelque chose qu'ils ne sauraient nommer ”
“ Il leur répond ; il vole, et d’un souffle farouche Fait jaillir la terreur du clairon qu’il embouche, Tue, et parmi les morts sent croître son essor, Rafraîchit dans leur sang son caftan écarlate, Et pousse son coursier qui se lasse, et le flatte Pour en égorger plus encor ! ”
Jean Philippe Schmit, L'Abîme : 1793-1852, par Jonathan… (1851)
“ J'ai arraché, des âmes aigries ou consternées, les imprécations de la fureur, les blasphèmes du désespoir, les serments terribles de la vengeance. L'enfer peut ouvrir ses greniers ; une riche moisson lui a été préparée par mon activité dévorante. ”
Lorédan Larchey,
Dictionnaire historique d’argot…
“ Décrépi. — C’est un synonyme assez exact de dégommé. Allusion au décatissage qui enlève le brillant d’une étoffe. « Quand on pense que c’est là le petit Alfred qui faisait si bien le cavalier seul ! quel décati ! » (Bertall.) DÉCATIR (se) : S’user, s’enlaidir. — « Elle sentait la panne venir, elle se décatissait. » (Les Étudiants, 60.) DÉCAVAGE : État du joueur décavé. « Un décavage affreux, signe de la déveine. » (Alyge, 1854.) DÉCAVÉ : Homme ruiné, n’ayant plus de quoi caver à la roulette. — « À Bade, les décavés vivent sur l’espérance. » ”
Adolphe Pieyre,
Débora la bohémienne
(1878)
“ On le vit subitement tressaillir, sa noble figure prit tout à coup une expression de dégoût indéfinissable, il se redressa de toute sa hauteur et marcha droit sur l'aventurier, paralysé, stupéfait, en proie aux terreurs les plus diverses d'une conscience bourrelée de remords. ”
