Résumé

Félix Delaville Élisabeth ou Résignation dans les souffrances (1863)

Y a-t-il, en effet, au monde, s'écrie avec raison le philosophe de Genève, un spectacle aussi touchant, aussi respectable , que celui d'une mère de famille entourée de ses enfants, réglant les travaux de ses domestiques, procurant à son mari une vie heureuse , et gouvernant sagement sa maison ! C'est-là qu'elle se montre dans toute la dignité d'une honnête femme; c'est qu'elle impose vraiment du respect, et que la beauté partage avec honneur les hommages rendus à la vertu. Une maison dont la maîtresse est absente est un corps sans âme, qui bientôt tombe en corruption.
Source : Gallica

Félix Delaville Élisabeth ou Résignation dans les souffrances (1853)

« Tout me pèse, dit-il, dans ma grandeur suprême : » Je tourmente mes jours à m'éviter moi-même. » Je ne saurais porter le fardeau de mon coeur. » Au sein des voluptés je cherche le bonheur, » Mais le bonheur me fuit. Dans l'éclat d'une fête, » L'ennui fane les fleurs qui couronnent ma tête, » Et mes sens émoussés goûtent peu les plaisirs. » L'amour rallume en vain le feu de mes désirs. » L'amour, ce Dieu cruel, me trompe par ses charmes, » Et son bandeau toujours est baigné de mes larmes. » Ah ! lorsque sous Le dais j'éblouis l'univers, » Mes tristes passions tiennent mon âme aux fers.
Source : Gallica

Félix Delaville Élisabeth ou Résignation dans les souffrances (1853)

Cet, effort généreux vient de sa grandeur d'âme : C'est la vertu d'un coeur que l'héroïsme enflamme; Et son ressentiment qu'il immole à l'État, Vaut bien l'honneur acquis par un assassinat. Mais ces hommes cruels, en proie à la colère, Dont le bras s'est souillé d'un meurtre volontaire ; Qui couvrent leurs excès du faux nom de l'honneur, Ont le bras du héros, mais n'en ont pas le coeur. Est-ce à toi d'embrasser leur barbare maxime, De marcher sur leur pas dans la route du crime ?
Source : Gallica

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