Résumé

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart Vie du dauphin, père de Louis XVI, écrite sur les mémoires de la cour… (1863)

Si le Dauphin , à un esprit orné de tant de connoissances et un coeur si bienfaisant, eût joint une ame moins vertueuse et moins chrétienne , il n'en eût été que plus grand aux yeux de ces prétendus philosophes, assez déréglés pour croire qu'on peut se soustraire à l'opprobre du vice par le mépris de la vertu; mais ce prince fut toujours persuadé qu'on ne pouvoit être grand d'une véritable et solide grandeur, que par la fidélité aux devoirs de cette triple justice qu'on se doit à soi-même, et qu'on doit également aux hommes et à Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart Vie du dauphin, père de Louis XVI, écrite sur les mémoires de la cour… (1863)

La légèreté de l'âge , jointe aux autres défauts dont nous avons parlé, avoit retardé pour un temps les progrès de l'éducation du Dauphin ; mais comme le mal n'a voit point son principe dans le coeur, il céda bientôt à la réflexion ; et la raison , dirigée par la religion , ne l'eut pas plutôt éclairé sur ses vrais devoirs, qu'il se porta de lui-même à les remplir. Ses heureuses inclinations ne trouvant plus d'obstacles, se développèrent de la manière la plus sensible , au grand contentement de la famille royale. Chaque jour sembloit ajouter quelque chose au précédent.
Source : Gallica

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart Vie du dauphin, père de Louis XVI, écrite sur les mémoires de la cour… (1863)

Nos provinces les plus reculées ressentirent dans le besoin les effets de la bienfaisance du Dauphin. La noblesse indigente, comme le pauvre peuple, pouvoit s'adresser à lui avec confiance. Ce qu'il ne pouvoit pas faire par lui-même, il le faisoit ou par ses représentations auprès du roi, ou bien en faisant contribuer la reine , la Dauphine, et les princesses ses soeurs, et quelquefois en puisant dans la bourse de ses amis. Il témoignoit sa reconnoissance à ceux qui pourvoyoient aux nécessités du pauvre peuple , comme s'ils l'eussent fait à sa décharge.
Source : Gallica

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