Résumé

Abbé Le père de Louis XVI (1857)

Mais où parut bien l'empire de la religion, c'est dans cette union inaltérable qui régna toujours entre la reine et la Dauphine ; c'est surtout dans cette tendre affection que Stanislas témoigna toute sa vie à la fille de celui qui était assis sur son trône. Ce prince avait pour elle les sentiments d'un père pour sa fille ; les malheurs qu'elle essuya pendant son séjour en France devinrent les siens par la part qu'il y prit. Il reçut a sa cour, et il combla de mille marques de bonté, le comte de Lusace, son frère, et la princesse Christine, sa soeur.
Source : Gallica

Abbé Le père de Louis XVI (1857)

« Eh bien ! reprit-il avec émotion, que tout le reste soit au roi, au moins mon coeur et ma pensée sont à moi. » Une réplique d'un si grand sens étonna le roi et toute sa cour, et annonça que l'enfant qui était capable de la faire ne serait pas un homme ordinaire, et qu'il était de la plus grande importance de ne rien négliger pour plier de bonne heure ses inclinations au bien.
Du caractère dont était le Dauphin, on peut imaginer que ce qui offensait son amour propre , le piquait toujours au vif.
Source : Gallica

Abbé Le père de Louis XVI (1857)

Son précepteur lui faisant un jour parcourir la table chronologique des rois ses ancêtres, lui demanda auquel de tous il aimait le mieux ressembler : « A saint Louis, répondit-il aussitôt;, je voudrais bien devenir un saint comme lui !»
La vertu dans un jeune prince a des attraits bien puissants : le Français, naturellement attaché à ses maîtres , semblait éprouver pour le Dauphin un amour de prédilection , qu'il lui témoignait dans les occasions.
Source : Gallica

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