Résumé

Émile Regnault La dauphine Marie-Joséphine de Saxe… (1875)

C'était le jour même de la cérémonie de Versailles.
Louis de France et Marie-Josèphe se trouvaient réunis, le soir, pour la première fois, dans la chambre de l'ancienne Dauphine, car telle avait été la précipitation du mariage que les peintres et les tapissiers travaillaient encore à l'appartement destiné aux nouveaux époux. Une émotion subite vient de saisir le Dauphin ; mille souvenirs, lugubres et doux, envahissent son âme et troublent ses yeux. Ici fut le berceau où s'éveilla son enfant, ici est encore la couche où son épouse a rendu le dernier soupir.
Source : Gallica

Émile Regnault La dauphine Marie-Joséphine de Saxe… (1875)

Le moment est solennel : chacun des assistants comprend qu'un grand scandale va cesser. A peine entrée, Marie Leckzinska tombe à genoux aux pieds du lit. Ses yeux sont fatigués de larmes. — « Je vous ai donné bien des chagrins, Madame, lui dit le prince ; je vous conjure de me les pardonner. — Eh !
reprend aussitôt la reine, ne savez-vous pas que vous n'avez jamais eu besoin de mon pardon ? Dieu seul a été offensé, ne nous occupons que de Dieu. »
Marie-Josèphe sanglotait. « Pepa, dit le malade, chère Pepa, ne vous affligez pas à ce point. Vivez pour lui. »
Source : Gallica

Émile Regnault La dauphine Marie-Joséphine de Saxe… (1875)

D'après la connaissance que vous avés de mon cœur, vous êtes plus en état de juger de celui où je me trouve après les nouvelles affreuses que j'ai eû de la santé de la Dauphine, que je ne le suis à vous l'exprimer. Mon saissement est extrême et je ne trouve point de pleurs pour soulager ma douleur. Ce n'est que machinalement que je m'occupe et que je remplis mes devoirs ; chaque coup de fouet me fait trembler, de crainte que je n'apprenne le complettement du malheur que je crains.
Quel coup affreux si je perds cette sœur chérie, et cependant je dois m'y attendre.
Source : Gallica

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