Résumé

Portrait de Casimir Stryienski Casimir Stryienski Mesdames de France, filles de Louis XV, documents inédits (1910)

« Je ne puis vous dire, écrit Madame Adélaïde à la marquise d'Osmond, ce que j'ai éprouvé au Pont-de-Beauvoisin ; du côté de la France, huées, des mines affreuses ; la séparation passée, des cris de « vivent Mesdames » et des battements de main. Cette différence est bien sensible à qui a voyagé il n'y a seulement que cinq ans, dans les provinces. Se croire en pays ennemi chez soi, et chez soi chez l'étranger, fait une impression impossible à rendre, ni à exprimer. »
Les princesses avaient encore dans les oreilles les paroles injurieuses, les exclamations : qu'elles sont vieilles !
Source : Gallica

Portrait de Casimir Stryienski Casimir Stryienski Mesdames de France, filles de Louis XV, documents inédits (1911)

Louis XV demanda quinze jours de réflexion. « Ce prince, dit l'abbé Proyart 3, pendant tout ce temps, ne dit pas un seul mot en particulier à sa fille. Il la voyait seulement, suivant son usage, à des heures où elle était réunie avec les princesses ses soeurs. Mais, tous les soirs, au moment de la quitter, il se sentait attendri jusqu'aux larmes... Ces entrevues étaient déchirantes pour le coeur de Madame Louise qui, dès qu'elle se trouvait libre, entrait dans son oratoire et, prosternée aux pieds de son crucifix, conjurait le Ciel d'unir le sacrifice du Roi au sien pour leur salut commun. »
Source : Gallica

Portrait de Casimir Stryienski Casimir Stryienski Mesdames de France, filles de Louis XV, documents inédits (1910)

Elle, aussi, fit les frais d'une allégorie mythologique : nous la voyons à Versailles sous la figure de Diane, comme pendant à la charmante Flore. Elle n'est point gracieuse comme Henriette, son visage est déjà plus virilisé, plus sévère : c'est qu'Adélaïde a un caractère violent, une tête chaude, un peu à l'envers. Tout l'intéresse; son esprit curieux est constamment en ébullition, mais c'est l'esprit d'une impulsive qui ne s'arrête à rien sérieusement. Non sans raison, la reine l'appelle la ridicule Adélaïde ; et nous avons, de plus, le témoignage du duc de Luynes et celui de Mme Campan.
Source : Gallica

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