Philippe V de France

Définition et enjeux

Amédée Renée Les princes militaires de la Maison de France… (1848)

Philippe songeait toujours à la paix avec le roi; ses chevaliers l'en pressaient, ils étaient en querelles journalières avec les Anglais; sur leurs instances, Philippe retira ses troupes du siège d'Orléans; mais fidèles aux conseils de Henri V, les étrangers firent tout pour le retenir ; ils le nommèrent régent de France , satisfirent à ses grands besoins d'argent, lui promirent la Champagne et la Brie, etc. Philippe reprit les armes, assiégea villes et forteresses; il était devant Compiègne quand la Pucelle y fut faite prisonnière
Source : Gallica

M. le marquis de Courcy Revue des Deux Mondes

On prétend que la renonciation de Philippe V est limitée par des clauses secrètes, tout au moins par des réserves mentales ; que, s’il a renoncé définitivement au trône de ses ancêtres, en faveur du duc de Berry, il est résolu à ne point permettre que son cousin, le duc d’Orléans, qui a conspiré jadis contre lui en Espagne, gouverne jamais la France ; que si, un jour, son frère et son neveu viennent à disparaître, il franchira les Pyrénées et viendra certainement réclamer ses droits.
Source : Wikisource

Portrait de Adolphe Thiers Adolphe Thiers Histoire du Consulat et de l'Empire…

Le trône de Philippe V était resté aux Bourbons. Il était naturel que dans l'élan de son ambition, Napoléon songeât à se l'approprier. C'était le plus beau des trônes après celui de France à faire entrer dans les mains des Bonaparte, et le complément le plus indiqué de l'empire d'Occident. Ce grand empire, suzerain de Naples, de l'Italie, de la Suisse, de l'Allemagne, de la Hollande, devenant encore suzerain de l'Espagne, n'avait plus rien à désirer que la soumission des peuples à ce gigantesque édifice.
Source : Gutenberg

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