Résumé

Amédée Renée Les princes militaires de la Maison de France… (1848)

Le duc fit trois corps de sa belle armée et commanda le centre lui-même ; il attira les Gantois hors de leurs retranchements par une feinte habile; il fit rompre leurs rangs par les archers et y lança à propos ses hommes d'armes. Il écrasa les gens de Gand, mais il y perdit son fils chéri, le bâtard de Bourgogne, qui fut tué d'un coup de pique dans la bouche par un paysan qu'il poursuivait. Les Gantois, aidés par un renfort d'Anglais, ayant pour eux les campagnes, continuèrent de guerroyer ; ils faisaient des courses par toute la Flandre et donnaient l'assaut aux forteresses.
Source : Gallica

Amédée Renée Les princes militaires de la Maison de France… (1848)

ARMES : De France à la bordure de gueules.
Ce prince, le plus jeune des fils de Catherine, se ressentit comme ses frères de la triste école où il avait grandi; dans celle longue et violente lutte des partis, il se jeta dans beaucoup d'intrigues. Il fit ses premières armes au siége de La Rochelle. Après avoir fait la guerre avec les huguenots il fit la paix avec Henri III, signa la Ligue, et prit les armes contre ses anciens amis. Nommé lieutenant général de l'armée catholique, il s'empara de La Charité et d'Issoire, dont il fit massacrer les habilants.
Source : Gallica

Amédée Renée Les princes militaires de la Maison de France… (1848)

Il traversa la Lombardie, la Toscane, Rome même, au milieu des populations attendries; et les deux rivaux, se précipitant l'un vers l'autre, se heurtèrent près d'Aquila, dans la plaine de Tagliacozzo. Plus de cinq mille chevaliers, la fleur de la noblesse du Rhin, entouraient le prince de Souabe. En les voyant passer, du haut de son château de Viterbe, le pape avait dit à ses cardinaux : « Ce sont des victimes qui se laissent conduire au sacrifice ; » et pourtant Charles d'Anjou n'avait à leur opposer que trois mille hommes de cavalerie.
Source : Gallica

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