Alphonse de Lamartine,
Les grands hommes de l'Orient…
(1865)
“ Bajazet, couvert de poussière et de sang, parut au même instant devant Timour. TIMOUR. 249 XXXII. Le vainqueur n'eut point l'orgueil ni l'insolence du triomphe devant le vaincu. Sa haute philosophie, exercée à l'école de tant de vicissitudes des batailles, se souvint des maximes des sages, et respecta le doigt de Dieu, même dans l'ennemi renversé par lui. Il se souvint surtout que Bajazet combattait pour la même foi et pour la même race que lui, et il lui demanda presque pardon de sa victoire. ”
