Erzurum

Définition et enjeux

E. Flandin,  Revue des Deux Mondes

“ Essentiellement pasteurs et agriculteurs, les Arméniens, dans ce pays du moins, ont conservé leurs goûts, entretenus d’ailleurs par la fécondité des plateaux élevés et la richesse des vallées qu’ils habitent. Aussi la plaine d’Erzeroum, qui est très vaste, est-elle un des points les mieux cultivés et les plus riches de l’empire ottoman où généralement tout languit, tout meurt, la nature comme les générations. À part les marchés nécessaires aux cultivateurs des nombreux villages qui avoisinent Erzeroum, le commerce de cette ville est tout de transit ”
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Louis Amélie Sédillot,  Voyage en Arménie et en Perse, précédé d'une notice sur l'auteur… (1860)

“ Source principale de ce fleuve. Aspect du mont Ararat. Arz-Ab. Perfidie du kiahia de ce village, Le pacha de Bayazid envoie à la rencontre de l'auteur une troupe de cavaliers qui l'atteignent à Arz-Ab. Arrivée à Bayazid.
Le nom d'Erzeroum se compose du mot Erze ou Arz, qui paraît être commun à plusieurs villes de l'Arménie 1, et de la qualification de Boum, qui signifie Romain 2. Cette ville, dont la population est de soixantedix mille âmes, n'offre aucun édifice remarquable; quiconque a vu une ville turque peut avoir une idée de toutes les autres, Constantinople seule exceptée.
”
Source : Gallica

Général Malleterre,  Revue des Deux Mondes

“ Erzeroum est en effet une très ancienne ville. Elle est au carrefour des routes les plus directes qui relient la Mésopotamie à la Mer-Noire et le Caucase à l’Asie-Mineure. Son nom, Erzen-er-roum, veut dire : terre des Romains. Capitale de l’ancien royaume arménien, elle fut occupée par les Romains, puis par les Byzantins, et elle tomba avec l’Empire grec sous la domination turque.
La population, fort mélangée d’Arméniens, de Persans et de Juifs, ne dépasse guère 50 000 habitans.
”
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