“ Cette région montagneuse de l'Asie, qui comprend l'ancienne Assyrie et l'ancienne Médie, est appelée Kurdistan dans la géographie moderne. Elle se divise en Kurdistan turc et en Kurdistan persan, suivant qu'elle confine à la Perse ou à la Turquie. Le Kurdistan turc, qui forme les pachaliks de Chehrezour et de Mossoul, ainsi qu'une partie de ceux de Van et de Bagdad, compte plusieurs centaines de mille habitants, et parmi eux,—nombre moins considérable,—ce seigneur Yanar, arrivé depuis la veille au caravansérail de Rissar, avec sa soeur, la noble Saraboul. ”
Kurdistan
Définition et enjeux
Le Kurdistan, province de l'Iran, est une région montagneuse située au sud-ouest du pays, limitrophe de l'Irak et entourée de provinces iraniennes. Son histoire ancienne, marquée par des luttes et des résistances, en fait un territoire à la fois stratégique et culturellement riche. Des auteurs tels que Jules Verne ou Karl May ont évoqué ses paysages et ses habitants, décrivant un peuple fier et errant, souvent en conflit avec les autorités environnantes.
Christine Trivulce de Belgiojoso souligne sa métamorphose sous l'Empire ottoman, tandis qu'Alfred Jacobs met l'accent sur son origine incertaine et son rôle de refuge des Kurdes. Ces visions, diverses et souvent poétiques, reflètent une image complexe d'une région à l'intersection de plusieurs civilisations.
Citations sur “Kurdistan”
Karl May, La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)
“ Qu'Allah soit loué de t'avoir créée, ô la plus belle des femmes du Kurdistan ! Tes cheveux ressemblent à la soie, ton visage a la clarté de l'aurore, tes yeux brillent comme les étoiles du ciel ! Sache, ô gracieuse dame, que je suis hadji Halef Omar ben hadji Aboul Abbas ibn hadji Daoud al Gossarah ! ”
Christine Trivulce de Belgiojoso, Emina, Récits turco-asiatiques…
“ J’ai nommé les Kurdes, mais on ignore peut-être pourquoi leur présence était pour les amis du bey une cause de frayeur. Je vais l’expliquer. Les Kurdes sont d’abord les habitans du Kurdistan, ou plutôt ils l’étaient, car à cette heure le Kurdistan, conquis par les Turcs, est devenu une province de l’empire ottoman gouvernée par un pacha, et n’est pas plus habité par les Kurdes que l’Anatolie et même l’Ionie ne le sont par des Grecs. ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1866)
“ Les Kurdes sont comme les Yezidis, un peuple nomade de cavaliers et de pasteurs, vivant à la fois de rapines et du produit de leurs troupeaux. Ils sont répandus dans la partie occidentale de la Perse, principalement dans le Kurdistan et à l'ouest ainsi qu'au sud de la Turquie d'Asie, de la Syrie à l'Arménie. Ils se prétendent issus des conquérants mogols et ouzbeks dont les irruptions ont si souvent troublé l'Asie; mais la grandeur et la beauté de leurs yeux, leur nez aquilin, la blancheur de leur teint et l'élévation de leur taille dément cette origine tatare. ”
“ Au Kurdistan on a toujours faim... même après les repas ! — Ah ! au Kurdistan ?... répondit Van Mitten en avalant les morceaux doubles, — par obéissance. — Et buvez ! ajouta la noble Saraboul. — Mais, je bois... je bois vos paroles ! » Et il n’osa pas ajouter : « Seulement, je ne sais pas si c’est bon pour l’estomac ! — Buvez, puisqu’on vous le dit ! reprit le seigneur Yanar. — Je n’ai pas soif ! — Au Kurdistan, on a toujours soif... même après les repas. » Pendant ce temps, Ahmet, toujours en éveil, observait attentivement le guide. ”
Paul Müller-Simonis,
Du Caucase au Golfe Persique
“ Vers le Sud, au contraire, le contraste est frappant ; le Zab s’engage dans d’étroits défilés ; les montagnes prennent les formes les plus fantastiques ; elles se dégagent à de grandes hauteurs au-dessus de la vallée où la rivière se précipite en rapides successifs. C’est là le pays de Djoulamérik, la citadelle du Kurdistan ; les chemins y sont d’étroits sentiers, souvent construits avec des poutres surplombant l’abîme ; c’est le pays des Kurdes les plus braves et des Nestoriens qui ne le leur cèdent pas en fierté et en esprit d’indépendance [5] . ”
René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ En ces derniers temps, on a pu observer les symptômes d’un rapprochement entre Kurdes et Arméniens ; longtemps, dans l’histoire, ils ont vécu en bonne intelligence ; ce sont les Turcs seuls qui avaient intérêt à les opposer les uns aux autres. Quand il sera évident que l’Arménie, assistée par la Société des Nations, possède une gendarmerie vigilante et une justice impartiale, la paix s’établira entre les divers éléments ethniques de l’Etat arménien et ou peut prévoir le moment où même le Kurdistan indépendant s’unira à l’Arménie par un lien fédéral, tout en gardant son autonomie. ”
Sixte Delorme, Le Prince Halil, par Sixte Delorme… (1890)
“ Les montagnards syriens qui, depuis Beyrouth, avaient escorté le cheick, regardaient de loin ; quelques-uns souriaient dédaigneusement. — Les voleurs du Kurdistan, murmura Mansour, nous reprochent de cacher notre religion. En vérité, ils ne cachent pas la leur : ils adorent la piastre à la face du soleil!... — Mets le sceau sur tes lèvres ! dit sévèrement Kassem. La caravane touchait au terme de son voyage. Les Kurdes, remontant à cheval, la suivirent jusqu'à l'extrémité du plateau. Là ils s'arrêtèrent, saluant une dernière fois le cheick et son fils de leurs bruyantes acclamations. ”
Karl May, La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)
“ Nous allons vers le sud-ouest, c'est évident Le Kurdistan vous semble-t-il encore un pays charmant? — Point du tout, c'est la plus misérable contrée de la terre ! Mais ces gens, vous les connaissez? — Ce sont des nestoriens. — Une excellente secte chrétienne, n'est-ce pas, Sir? — Ces gens ont été traités par les Kurdes avec tant de cruauté, qu'ils sont bien un peu excusables quand ils leur rendent la pareille ; ils sont devenus passablement féroces à force de vexations. ”
Démétrius Alexandre Zambaco Pacha, Anthologie. La Lèpre à travers les siècles et les contrées… (1914)
“ On sait que le Kurdistan appartient en partie à la Perse, en partie à la Turquie. On prétend que ce sont des descendants des Scythes qui ■ ont conservé toute la sauvagerie de leurs ancêtres. Le Kurdistan touche à l'Arménie que ces barbares pillent périodiquement en massacrant les paisibles habitants qui sont eux-mêmes, dans ces parages, infectés de lèpre. Nous en voyons nombre à Constantinople. ”
Henry Hollard, De l'homme et des races humaines (1853)
“ En quittant le plateau de l'Iran et l'heureux climat de la Perse, pour entrer à l'ouest dans la région montagneuse du Kurdistan, nous rencontrons une population demi-barbare, bien différente des descendants des Médo-Perses, et pourtant aussi de souche ariane. Les Kurdes, en effet, tels que nous les dépeint le missionnaire Hœrnle, sont des hommes de haute stature, mais aux traits grossiers ; leur grande bouche, leurs petits yeux, leur expression sauvage , contrastent avec le beau type persan, remarquable par la régularité des traits, la grandeur de l'œil, une bouche médiocre et bien faite. ”
M. N. de Khanikof, Le Tour du monde
“ Comme les Kurdes, les Beloudjs restent toute l’année sous des tentes en gros drap noir, tendues sur des perches, enfoncées dans la terre dans tous les sens ; mais leur ménage m’a paru encore plus primitif que celui des nomades du Kurdistan. ”
George Perrot, Revue des Deux Mondes
“ Il n’y avait, me dirent eux-mêmes ces Kurdes, que douze ou quinze ans qu’ils étaient venus du Kurdistan dans cette région de l’Anatolie. De l’autre côté d’Uskub, entre cette ville et Boli, je rencontrai, quelques jours après, un Kurde qui me représente le second moment, la seconde période de l’émigration. C’est un homme dans la force de l’âge, qui a commencé à se prendre à la vie sédentaire. ”
Karl May, La caravane de la mort : souvenirs de voyage (1897)
“ Je savais dans quelle mauvaise intelligence vivaient ces Kurdes avec les Turcs leurs voisins; j'espérais que la guerre déclarée entre les Chammar et le sultan serait pour nous une circonstance favorable ; c'est pourquoi je me décidai à présenter mes compagnons sous leur véritable nom. Malheureusement je savais aussi que les Chammar du sud étaient en querelles continuelles avec les Kurdes, dont les instincts larrons, la vendetta cruelle et prolongée font d'insupportables voisins. Nous étions dans le Kurdistan central ”
Louis Amélie Sédillot, Voyage en Arménie et en Perse, précédé d'une notice sur l'auteur… (1860)
“ Autre division du Kurdistan en deux parties, dont l'une est comprise dans la Turquie d'Asie, et l'autre dans l'empire persan. Moeurs et coutumes des Kurdes; leurs exercices, leur industrie et leur penchant pour le vol. Manière dont les Kurdes nomades passent l'hiver. Leur hospitalité. Respect que les Kurdes en général ont pour le malheur. ”
Léo Taxil,
Le diable au xixe siècle
“ Dans ces pays perdus du Kurdistan, des missions catholiques ont réussi à s’installer, mais avec quelle peine ! Il y en a à Mossoul, à Telkef, à Tiskopa, à Elkous, à Akra, à Amadiah, à Akereh, à Sat, à Ardikhaï, à Ourmiah, à Khosrova. La conquête des âmes est particulièrement difficile dans le pays du Tigre ; entre Mossoul (endroit où s’élevait jadis Ninive) et Elkous, la rive droite du fleuve est presque entièrement occupée par les Jézides, et la rive gauche par les Chaldéens, qui ne valent guère mieux. Ailleurs, ce sont les Jacobites et les Nestoriens, hérétiques haineux qui dominent. ”
Tinco Martinus Lycklama à Nijeholt, Voyage en Russie, au Caucase et en Perse… (1872-1875)
“ Il ne faut pas s'étonner de voir leurs voisins les plus puissants aimer mieux se reposer sur les professions de foi des petits chefs du Kurdistan que de tenter la conquête du pays. D'autre part, la position de cette province, qui a toujours servi de limites entre de grands empires, avait été favorable à la politique de ses chefs ; et nous devons croire qu'ils se partageaient autrefois entre les Romains et les monarques de la dynastie sassanide, comme ils le font encore aujourd'hui entre les rois de Perse et les empereurs turcs (1) . ”
Maurice Abadie, Les quatre sièges d'Aïntab (1920-1921… (1922)
“ Les groupes qui sont passés à l'ouest de l'Euphrate et qui se sont répandus dans les sandjaks d'Aïntab et du djebel Béréket, provenaient des vallées surpeuplées du Kurdistan; ils se sont infiltrés peu à peu et établis dans les villages de la plaine, où ils vivent côte à côte avec les anciens occupants (Turcs et Turcomans, chrétiens, Arabes) , dont ils ont pris la plupart des coutumes. Au point de vue social, l'organisation kurde est féodale. Les chefs ont une très réelle autorité, à laquelle la masse se soumet aveuglément. ”
Louis Amélie Sédillot, Voyage en Arménie et en Perse, précédé d'une notice sur l'auteur… (1860)
“ Les Kurdes se subdivisent en un grand nombre de hordes ou de tribus dont les' chefs reçoivent l'investiture du pacha ou dubeg.Le monarque persan n'exerce aussi que l'autorité du suzerain dans la partie du Kurdistan qui est comprise dans son empire; mais la fermeté de Feth-AlySchah, souverain actuel de la Perse, empêche les nomades de ses Etats-d'être aussi turbulents que le sont ceux de la Turquie. Le chef-lieu des Kurdes persans est Sinéh. ”
Jacques de Morgan,
Histoire du peuple arménien depuis les temps les plus reculés de ses annales jusqu'à nos jours
(1919)
“ Sur les hauts sommets, au Sahend et dans la chaîne du Kurdistan, sont les pâturages d'été des nomades, causes de perpétuelles querelles, de guerres barbares entre tribus voisines depuis des siècles et des siècles, alors que dans la plaine c'est au sujet des sources et des ruisseaux que s'élèvent les contestations entre villages, car, dans ces pays, la possession du moindre ruisseau est considérée comme étant le bien le plus précieux; on emploie jusqu'à la dernière goutte l'eau qu'il fournit, et les cultivateurs turcs, persans et arméniens sont passés maîtres dans la science de l'irrigation. ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1855)
“ Ceux du Kurdistan turc qui sont sédentaires et dépendent nominalement du pacha de Bagdad, ont des lois particulières et sont gouvernés par leurs propres chefs. C'est aux environs de Damas, d'Alep, de Mossoul et en Perse que campent les tribus nomades. Toutes ont à peu près les mêmes mœurs, les mêmes usages, elles professent l'islamisme de la secte d'Omar. Leur vêtement diffère peu de celui des Turcs; il est seulement plus léger et recouvert d'un manteau de poil de chèvre noir ”
Jacques de Morgan,
Histoire du peuple arménien depuis les temps les plus reculés de ses annales jusqu'à nos jours
(1919)
“ On comprend sans peine l'enthousiasme avec lequel furent accueillis dans ces montagnes les ordres sanguinaires d'Abdul-Hamid et des Jeunes Turcs; ce fut un effrayant réveil de la barbarie, un délire de meurtre et de pillage, de sadisme. Le Kurdistan turc. C' est, en effet, dans cette vaste région que se trouve le coeur du Kurdistan; que les tribus, dont le Chéref nâmeh (1) nous a gardé les annales, ont conservé dans toute l'âpreté de leurs excès les moeurs anciennes. Ces clans débordent largement sur le territoire iranien, vers Moukri, Serdecht et Sineh, dans le pays d'Avroman ”
George Perrot, Revue des Deux Mondes
“ Aujourd’hui une partie du Kurdistan dépend nominalement de la Turquie, et l’autre de la Perse ; mais pachas turcs ou gouverneurs persans ne se hasardent guère à demander aux Kurdes de leur ressort autre chose qu’un faible tribut : ceux-ci paient quelquefois, quand leurs chefs sont d’humeur pacifique et ne veulent pas voir s’interrompre leurs relations commerciales avec le bas pays. Si les montagnards font au contraire la sourde oreille et se montrent récalcitrans, il est rare que l’on insiste ”
A. Froemer, Le Trotting-Club de Paris (1890)
“ Le Kurde fut acheté dans le Kurdistan même, et importé en France par le général Sébastiani, grand amateur de chevaux et à l'époque ambassadeur français à Constantinople. Il fut livré à la monte sous le règne de Napoléon Ier, au haras du Pin et de Pompadour; il est mort en 1822 à ce dernier haras. Il est inscrit au tome premier du Stud-Book français. Réunissant les caractères et les qualités du sang oriental le plus pur, il laissa des descendants qui brillèrent dans les épreuves du service, des concours, des courses et de la reproduction. ”
Mouvement ouvrier, communisme et nationalismes dans le monde arabe (1978)
“ Si l'Irak se joint à une Fédération arabe, il faudra reconnaître l'autonomie du Kurdistan irakien; 2) Si l'Irak préfère s'unir avec d'autres pays arabes, la nationalité kurde d'Irak devra avoir le droit de constituer le Kurdistan qui se fédérera avec le nouvel Etat arabe. Il sera de la plus haute importance qu'aucun retard, fût-ce d'une heure, ne soit mis à reconnaître ces droits aux Kurdes au cas où les Arabes avanceraient vers des objectifs nationaux (47) . ”
Jacques de Morgan,
Histoire du peuple arménien depuis les temps les plus reculés de ses annales jusqu'à nos jours
(1919)
“ Non contents des sévices qu'ils exerçaient, Arabes, Turcs et Persans livraient les villages chrétiens aux peuples les plus barbares de l'Orient, aux Kurdes. On a vu dans les pages qui précèdent quelle fut l'attitude des émirs de l'Azerbaïdjan visà-vis des Arméniens et, si parfois les maîtres arrêtaient les fureurs des bandits du Kurdistan, ce n'était que dans la crainte de ne pouvoir toucher de l'Arménie dévastée les taxes exorbitantes dont ils vivaient. ”
Sixte Delorme, Le Prince Halil, par Sixte Delorme… (1890)
“ Des voleurs du Kurdistan que j'ai rencontrés cet hiver m'ont appris d'étonnantes nouvelles... Le cheick s'est fait amener un jeune homme qui passe pour le fils de la Ghazié... Et il a adopté ce jeune homme, et il veut en faire le chef de son peuple ! On me l'avait dit, je ne le croyais pas. La Ghazié n'a pas eu d'enfants. Qui donc ignore ces choses dans notre vallée? Un Kurde comme toi ne réussira pas à tromper les vrais Syriens... Car sous tes riches vêtements, tu n'es qu'un Kurde venu par la route de Balbeck avec les chiens affamés !... Halil avait porté la main à son kandjar. ”
Jean-Baptiste-Joseph Champagnac, L'Anacharsis indien ou les voyageurs en Asie… (1838)
“ Quant au Kurdistan, qui n'est autre que l'ancienne Assyrie, il est habité par les Kourdes, peuple nomade, barbare et adonné au brigandage, et qui n'a pas, sous certains rapports, meilleure réputation que nos Arabes-Bédouins. "Maintenant j'arrive aux détails des moeurs de nos tribus errantes, qui, vous le voyez, ne se soucient guère d'avoir un domicile fixe; car les Arabes sont loin d'être tous dans l'Arabie. On les trouve dans les déserts de la Syrie, dans l'Arménie, dans la Turquie asiatique, dans les solitudes sablonneuses de l'Afrique. Le nom de Bédouin signifie hommes du désert. ”
Olivier, Voyage autour du monde : contenant la description géographique et pittoresque des divers pays… (1879)
“ Tournefort fut curieux de visiter les sources de ce fleuve célèbre ; mais il fut obligé d'avoir recours à des précautions à cause des Kurdes, peuplesvoleurs, qui tiennent la campagne autour d'Erzeroum jusqu'à ce que les grandes neiges les obligent de se retirer, et sont toujours en embuscade pour piller les caravanes. Le Kurdistan, ou le pays des Kurdes, est au-dessus des sources de l'Euphrate et est traversé par le Taurus. Il a plusieurs villes assez considérables; celles qui se trouvent sur le lac de Van sont habitées par des Arméniens. ”
Nadra Moutran, La Syrie de demain. France et Syrie… (1916)
“ Ils sont au nombre de 50000 et appartiennent aux différentes tribus du Kurdistan, d'où ils ont émigré en Syrie. Venus dans le plus profond dénuement, ils se font enrôler dans la gendarmerie, dont ils constituent l'élément principal, et, grâce à leur rapacité et à leur esprit de brigandage effréné, ainsi qu'à la tolérance du gouvernement turc, ils mettent en coupe réglée le pays et les habitants, à tel point qu'ils sont devenus un objet de haine et de mépris pour toute la population. ”
