Résumé

Maurice Abadie Les quatre sièges d'Aïntab (1920-1921… (1922)

Les groupes qui sont passés à l'ouest de l'Euphrate et qui se sont répandus dans les sandjaks d'Aïntab et du djebel Béréket, provenaient des vallées surpeuplées du Kurdistan; ils se sont infiltrés peu à peu et établis dans les villages de la plaine, où ils vivent côte à côte avec les anciens occupants (Turcs et Turcomans, chrétiens, Arabes) , dont ils ont pris la plupart des coutumes.
Au point de vue social, l'organisation kurde est féodale. Les chefs ont une très réelle autorité, à laquelle la masse se soumet aveuglément.
Source : Gallica

Maurice Abadie Les quatre sièges d'Aïntab (1920-1921… (1922)

Dans l'ensemble, les Kurdes constituent une race de guerriers assez brutaux, pillards à l'occasion, extrêmement robustes, très bien armés des dépouilles de l'armée russe. D'une intelligence bornée, ils se laissent facilement mener et fanatiser par leurs chefs. Ceux-ci rêvent la création d'un grand Etat kurde qui engloberait tout le pays indiqué plus haut et le pays à l'ouest de l'Euphrate jusques et y compris le sandjak du djebel Béréket.
Source : Gallica

Maurice Abadie Les quatre sièges d'Aïntab (1920-1921… (1922)

Le froid est devenu très vif. La neige, qui fait son apparition le 10 décembre, empêche d'entreprendre toute opération extérieure de quelque importance; elle fait prévoir une sensible diminution dans le rendement des convois et oblige le commandement français à ramener au Sadjour la plus grande partie des animaux pour faciliter leur ravitaillement (1) . Mais le séjour de la colonne Goubeau à Aïntab ne peut se prolonger; des troubles très graves ont éclaté dans la région au sud-ouest d'Alep, exigeant l'intervention de nombreuses troupes françaises.
Source : Gallica

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