Louis Dussieux

Résumé

Louis Dussieux Le siège de Belfort (1882)

Notre armée, battue aux premiers engagements, s'enfermait dans Metz, où la trahison de Bazaine allait bientôt la livrer sans combat à la Prusse ; toutes nos places se rendaient les unes après les autres ; toutes manquaient d'approvisionnements, de canons, d'obus, de garnisons, d'artilleurs. Aucune n'était protégée contre l'artillerie à longue portée des Allemands par des forts avancés, destinés à tenir l'ennemi à distance et à les protéger contre le bombardement et l'incendie. Nulle part, Belfort excepté, la défense ne fut ce qu'elle aurait dû être
Source : Gallica

Louis Dussieux Le siège de Belfort (1882)

C'est donc bien à Denfert, à Denfert seul, que la France doit la conservation de Belfort et la frontière du nordest qui la défend encore.
L'armement des forts et des Perches, les blindages, les abris, l'achèvement du fort de Bellevue, les travaux de défense à faire aux villages et aux positions extérieures à occuper pour les besoins de la défense avancée, n'étaient pas achevés quand l'investissement commença. A Bellevue surtout il y avait beaucoup à faire. On redoubla d'ardeur, on travailla sans relâche, souvent sous le feu de l'ennemi.
Source : Gallica

Louis Dussieux Le siège de Belfort (1882)

En vain les Prussiens vont-ils jeter sur Belfort des centaines de mille d'obus pendant soixante-treize jours. La population et la garnison, dominées et soutenues par la volonté inflexible de Denfert, sauront supporter le plus terrible bombardement, en opposant leur patriotisme et leur résignation à toute la violence que l'ennemi emploiera pour les faire fléchir.
Source : Gallica

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