Résumé

J.-A. Hild Belfort et les bataillons mobiles de la Haute-Saône (1872)

Il est nuit; l'acharnement de l'ennemi a diminué avec l'épuisement de ses munitions, avec les ténèbres protectrices qui voilent à ses yeux la ville et les forts. De minute en minute un éclair sillonne l'horizon ; c'est une bombe qui décrit dans les airs sa courbe de feu et va tomber sur les parapets des Barres ou les glacis de Bellevue, puis rebondit comme un serpent et éclate avec fracas, projetant dans tous les sens ses débris meurtriers ; c'est un obus qui déchire l'air avec un sifflement strident
Source : Gallica

J.-A. Hild Belfort et les bataillons mobiles de la Haute-Saône (1872)

Chacun se précipita vers l'abri le plus solide et le plus sûr, depuis l'état-major de la place, qui choisit la casemate la plus abritée du Château, jusqu'au dernier mobile, cherchant un trou quelconque pour se garer de son mieux. Ceux qui, dans ces moments de terreur universelle, conservèrent assez de sang-froid pour regarder le péril en face, acquirent bien vite la conviction que la réalité de tout ce tapage était non-seulement peu redoutable, mais presque ridicule. Un millier de projectiles tombés au fort des Barres avait fait trois ou quatre victimes.
Source : Gallica

J.-A. Hild Belfort et les bataillons mobiles de la Haute-Saône (1872)

Le jour même de la perte de Danjoutin, un courrier apporte dans la place la consolante nouvelle. Et certes, dans l'état d'abattement où ce revers avait jeté la garnison, elle venait à propos. Il en est même plusieurs qui considéraient cette arrivée de Bourbaki, coïncidant avec le désastre subi la veille; comme une adroite invention destinée à raffermir nos âmes. Mais le lendemain, pareil au grondement éloigné du tonnerre ou au bruit de la mer qui se brise contre le rivage, le
canon de Villersexel retentissait à nos oreilles.
Source : Gallica

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