J.-A. Hild, Belfort et les bataillons mobiles de la Haute-Saône (1872)
“ Il est nuit; l'acharnement de l'ennemi a diminué avec l'épuisement de ses munitions, avec les ténèbres protectrices qui voilent à ses yeux la ville et les forts. De minute en minute un éclair sillonne l'horizon ; c'est une bombe qui décrit dans les airs sa courbe de feu et va tomber sur les parapets des Barres ou les glacis de Bellevue, puis rebondit comme un serpent et éclate avec fracas, projetant dans tous les sens ses débris meurtriers ; c'est un obus qui déchire l'air avec un sifflement strident ”
