Résumé

Paul Dreyfus Journal du siège de Belfort (3e édition… (1908)

M. le préfet Grosjean adresse à la population de Belfort, la proclamation suivante : Aux Habitants de Belfort Citoyens, L'heure du péril est venue et avec elle l'heure du dévouement. Je connais trop votre patriotisme pour avoir besoin de lui faire un suprême appel.
La population civile et la population militaire, unies par les liens d'une entière et légitime confiance, seront dignes l'une de l'autre dans la lutte commune qu'elles sont appelées à soutenir.
Source : Gallica

Paul Dreyfus Journal du siège de Belfort (3e édition… (1908)

Sur le soir les canons du Château se font entendre plus fréquemment.
13 Février Vers 1 heure du matin un violent incendie se déclare dans un bâtiment appartenant aux religieuses de la rue des Sœurs noires. Tout est détruit.
Pendant la matinée les prussiens ont beaucoup tiré sur le Château, la Justice et la Miotte.
Brusquement le bruit du canon cesse.
Comme une traînée de poudre le bruit d'une suspension d'hostilités se répand.
Des caves et de partout la population sort dans la rue. La joie se lit sur tous les visages.
Source : Gallica

Paul Dreyfus Journal du siège de Belfort (3e édition… (1908)

Depuis 15 jours que dure le bombardement, jamais les maisons particulières n'avaient autant souffert. Le Coinot, le faubourg de France, le Fourneau, la Ville ont reçu des milliers d'obus.
Pendant l'office, à l'Eglise, de nombreux projectiles viennent éclater contre les murs.
Un mobile est frappé, devant le portail, par un éclat d'obus.
A l'hôpital militaire - car les prussiens ne l'épargnent plus - un médecin, M. Bley, est contusionné, un infirmier est tué pendant qu'il panse un blessé ; une religieuse est gravement atteinte.
Source : Gallica

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