Édouard Mény

Résumé

Édouard Mény Le siège de Belfort, 1870-1871 (1871)

Le Colonel commandant supérieur au général de Treskow, commandant les troupes allemandes devant Belfort :
« Général, » J'ai lu avec toute l'attention qu'elle mérite la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire avant de commencer les hostilités. En pesant dans ma conscience les raisons que vous me développez, je ne puis m'empêcher de trouver que la retraite de l'armée prussienne est le seul moyen que conseillent à la fois l'honneur et l'humanité pour éviter à la population de Belfort les horreurs d'un siège.
Source : Gallica

Édouard Mény Le siège de Belfort, 1870-1871 (1871)

Je vous serai personnellement obligé, Monsieur le Gouverneur, de vouloir bien, pour qu'il reste trace de ma démarche dans les archives de la Ville, me faire l'honneur de répondre à ma lettie qui, croyez-le bien, est l'expression respectueuse des sentiments de mes compatriotes. Ils vous seront éternellement reconnaissants de ce que vous voudrez bien faire pour eux dans cette circonstance, qui intéresse à un si haut point, ce qu'ils ont de plus cher au monde, leurs femmes, leurs enfants et les vieillards.
Source : Gallica

Édouard Mény Le siège de Belfort, 1870-1871 (1871)

L'espace entre les faubourgs et la Ville n'est plus, en ce moment, qu'une plaine aride et désolée.
Mais, au-dessus de nos têtes, le Château, la vaillante forteresse mutilée, mais non rendue, montre fièrement ses milliers de cicatrices et de glorieuses blessures !
Et, à gauche , à l'horizon, la tour de La Miotte, qui de loin ressemble à une spirale, paraît chanceler, mais reste noblement debout. Elle sent qu'à sa destinée est attachée celle de nos habitants, qui se disent partout avec orgueil : Enfants de La Miotte! Comme elle, ils ont souffert! Mais comme elle ils ont résisté et attendent !
Source : Gallica

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