Résumé

Léon Belin Le siège de Belfort : guerre de 1870-1871… (1871)

On ne pensait plus à Danjoutin.
9 Janvier.
La joie qu'on ressentit hier au soir à la nouvelle de l'arrivée d'une armée de secours se change aujourd'hui en véritable allégresse. Belle-Vue, Perouse et d'autres points signalent une canonnade lointaine. On court aux remparts; on écoute; on entend au loin le bourdonnement sourd du canon.
Plus de doute, c'est Bourbaki, c'est l'armée de délivrance, c'est le salut pour nous tous. Le bruit est encore bien éloigné; qu'importe, il n'est pas imaginaire, plusieurs centaines de personnes l'ont entendu.
Source : Gallica

Léon Belin Le siège de Belfort : guerre de 1870-1871… (1871)

Ce n'est plus un combat, c'est une grande bataille, une lutte gigantesque, dans laquelle des centaines de canons vomissent le fer et la mort, et cette bataille se livre entre Belfort et Montbéliard, à quelques kilomètres de nous.
Elle occupe un espace immense de terrain. On distingue le canon au nord-ouest, à l'ouest et au sud, et l'on entend parfois des feux nourris de mousqueterie. L'aile gauche de l'armée française paraît s'étendre au delà de Frahier; le centre est au nord d'Héricourt, et son aile droite descend au sud de cette localité.
Source : Gallica

Léon Belin Le siège de Belfort : guerre de 1870-1871… (1871)

A cet instant, les forts de la ville ouvrent sur ces masses un feu incessant ; les Barres et Belle-Vue tirent à mitraille; l'infanterie de ces deux forts, abritée derrière les parapets, les fusille presque à coup sûr, tandis que notre petit détachement d'éclaireurs se replie en combattant. Les Prussiens, surpris et abîmés, répondent en tirant dans le vide; leurs artilleurs mêmes perdent la tête; les feux de leurs batteries n'ont pas de direction raisonnable. Ils envoient des bombes de plein fouet et se servent de leurs mortiers comme de canons.
Source : Gallica

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