Haute-Saône

Définition et enjeux

François Fournier,  Cérémonie d'inauguration du monument élevé aux mobiles de la Haute-Saône morts au siége de Belfort… (1874)

“ Pendant que ses enfants combattaient et mouraient à Belfort, ce département supportait, hélas! avec beaucoup d'autres, les douleurs et les charges de l'occupation.
La Haute-Saône a voulu conserver par ce monument, que la religion vient de bénir, le souvenir de ceux qui ont succombé. Mais il nous rappellera aussi les longues angoisses de l'invasion et les maux de la guerre. Il nous dira que la patrie, aujourd'hui sacrée par le malheur, n'est pas seulement digne de notre amour, mais qu'elle doit être pour tous l'objet d'un culte enthousiaste qui doit aller jusqu'au sacrifice de la vie.
”
Source : Gallica

François Fournier,  Cérémonie d'inauguration du monument élevé aux mobiles de la Haute-Saône morts au siége de Belfort… (1874)

“ Puisse-t-elle avoir le même sort dans les siècles à venir, cette colonne que vous venez d'élever à la mémoire des mobiles de la Haute-Saône qui ont succombé dans le siége de Belfort. C'est à Vesoul qu'il convenait de la dresser, puisque cette ville fut pour eux comme le centre de leurs intérêts et de leurs affections, et la première étape de leur immortelle campagne. Voici, comme devant la tombe des Machabées, tout un peuple encore en deuil. Prêtres, soldats, magistrats, tous les corps qui honorent la patrie par leurs services, viennent se recueillir ici dans la prière du souvenir. ”
Source : Gallica

Al. de Belenet,  L'Engrais minéral, sa formation… (1873)

“ Un département entre tous, celui où je suis né, a été plus spécialement atteint par le fléau que je signale. Le département de la Haute-Saône, qui en 1841 avait plus de 352,000 habitants, a vu depuis sa population décroître avec une rapidité qui dépasse toutes les bornes de l'imagination, puisqu'à cette heure elle n'est plus que de 303,000 habitants. A la vue de nos terres en friche, de nos fermes délaissées, de l'augmentation du prix des denrées et de tous les maux qui résultent
du manque de bras, Dieu a eu pitié de nous et va faire jaillir le remède au centre même du mal.
”
Source : Gallica

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