Résumé

François Fournier Cérémonie d'inauguration du monument élevé aux mobiles de la Haute-Saône morts au siége de Belfort… (1874)

Pendant que ses enfants combattaient et mouraient à Belfort, ce département supportait, hélas! avec beaucoup d'autres, les douleurs et les charges de l'occupation.
La Haute-Saône a voulu conserver par ce monument, que la religion vient de bénir, le souvenir de ceux qui ont succombé. Mais il nous rappellera aussi les longues angoisses de l'invasion et les maux de la guerre. Il nous dira que la patrie, aujourd'hui sacrée par le malheur, n'est pas seulement digne de notre amour, mais qu'elle doit être pour tous l'objet d'un culte enthousiaste qui doit aller jusqu'au sacrifice de la vie.
Source : Gallica

François Fournier Cérémonie d'inauguration du monument élevé aux mobiles de la Haute-Saône morts au siége de Belfort… (1874)

En haut vos coeurs, en haut vos yeux ; ne perdez jamais de vue la croix qui le couronne. Le calvaire sans la croix ne serait plus qu'un échafaud, ce serait l'épreuve sans consolation et le mérite sans espérance. Achevez donc le monument que vous avez consacré à la mémoire de nos braves et arborez la croix au faîte de cette colonne. La France a besoin de martyrs aussi bien que l'Eglise, et c'est la croix seule qui les enfante. Il faut la voir et la revoir encore pour se dire avec une espérance indomptable : ici le combat, ailleurs la couronne ; ici l'exil, ailleurs la patrie.
Source : Gallica

François Fournier Cérémonie d'inauguration du monument élevé aux mobiles de la Haute-Saône morts au siége de Belfort… (1874)

Puisse-t-elle avoir le même sort dans les siècles à venir, cette colonne que vous venez d'élever à la mémoire des mobiles de la Haute-Saône qui ont succombé dans le siége de Belfort. C'est à Vesoul qu'il convenait de la dresser, puisque cette ville fut pour eux comme le centre de leurs intérêts et de leurs affections, et la première étape de leur immortelle campagne. Voici, comme devant la tombe des Machabées, tout un peuple encore en deuil. Prêtres, soldats, magistrats, tous les corps qui honorent la patrie par leurs services, viennent se recueillir ici dans la prière du souvenir.
Source : Gallica

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