Résumé

Charles-Marie Vagner, zouave pontifical… (1871)

Le catafalque portait, dans une verte couronne, les décorations de la victime. Rien de plus émouvant que ces deux médailles et ces feuilles de laurier. C'était toute l'histoire de notre pauvre Charles appendue sur le drap mortuaire : - sa vie de soldat et sa mort de héros.
Et au-dessus du catafalque, on sentait planer la patrie désolée, pleurant ses fils, et pleurant sur elle-même.
Que de souvenirs se sont réveillés là, au pied des autels ! Que de blessures se sont rouvertes devant le deuil d'une famille !
Source : Gallica

Charles-Marie Vagner, zouave pontifical… (1871)

Si, dans nos jours mauvais, parmi tant d'holocaustes, Ses compagnons et lui, tombés aux avant-postes, Ont rempli leur devoir moins bien qu'à Menlana : Quel que soit leur succès, la mort les couronna.
La mort !. Quoi, le Dieu bon traite ainsi son élite ?.
Oui ; ce n'est ni hasard, ni rigueur insolite.
La victime innocente a, sur tous les autels, Expié, de tout temps, les erreurs des mortels, Et, de tout temps, montré combien peu le coupable De réparer sa faute à lui seul est capable.
Source : Gallica

Charles-Marie Vagner, zouave pontifical… (1871)

Je suis Lorrain et Français, et je pleure sur les malheurs de ma patrie, mais soyez certain que votre fils saura mourir en chrétien, en zouave pontifical, en Français, en brave. Je combattrai comme à Monte-Libretti, comme à Nérola, comme à Mentana. Vive Pie IX !
9 Adieu, pardon ! Courage, bon père et tendre mère !
Dieu m'a conservé la santé malgré les privations de toutes sortes, et je pense mourir comme un bon chrétien.
Source : Gallica

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