Résumé

Jules Delmas Les Martyrs de la France (1870-1871… (1872)

Le prêtre qui l'assistait ne cessait de répéter : « C'est un saint. » Henri reçut l'extrême-onction ; il répondit lui-même aux prières. Ensuite il demanda les photographies de son épouse et de ses enfants. Après les avoir regardées avec amour, il dit à la soeur : « Vous leur direz à tous que je les aime tendrement et que je les aimerai au-delà du tombeau. Je n'ai qu'un seul sacrifice à faire à Dieu, c'est celui de ma famille ; la vie, les avantages de la terre, tout cela n'est rien. Mais ma famille, oh! ce sacrifice-là je l'offre à Dieu de tout mon coeur. »
Source : Gallica

Jules Delmas Les Martyrs de la France (1870-1871… (1872)

Blessé par un éclat d'obus à la funeste bataille qui remit de nouveau Orléans aux mains de nos ennemis, il brava tous les dangers, dès qu'il le put, pour échapper à la captivité, et revint à Bordeaux; prêt à risquer de nouveau sa vie pour sauver la France.
C'est au moment où, à peu près guéri de sa blessure, il croyait pouvoir être encore utile à son pays, que la mort est venue le frapper comme un coup de foudre et l'enlever à l'amour de sa famille, à l'affection de ses amis et de ses mobiles, qui pleurent aujourd'hui en lui leur bon et brave capitaine.
Source : Gallica

Jules Delmas Les Martyrs de la France (1870-1871… (1874)

Vous l'avez tous connu : il était doux et joyeux comme un enfant ; il était brave comme un soldat chrétien, comme un soldat français. Il était capitaine dans les zouaves pontificaux, il commandait une compagnie de ces zouaves dont les Prussiens disaient, en les voyant traverser leurs lignes à la baïonnette, qu'ils n'étaient pas des soldats ordinaires! Les Prussiens avaient raison ; car, chez les zouaves pontificaux, se résume ce qui remplissait le coeur de Félix Belon, ces trois vertus qui font les héros, l'amour de Dieu, le respect du devoir, le dévouement à la patrie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature