E. d' Avesne

Résumé

E. d' Avesne,  Devant l'ennemi (1881)

“ Mais c'est surtout surle champ de
bataille, quand l'atmosphère est en feu et quand, sous une pluie de balles ou un ouragan de mitraille, le clairon a sonné en avant, que, sur le point de tomber mortellement frappe peut-être, le soldat cherche le prêtre.
Si, au milieu de la mêlée il l'aperçoit, tranquille, portant dans son regard comme un reflet du ciel ; s'il le voit incliné près d'un moribond, le soutenant, le bénissant, lui parlant
de Dieu et de sa mère, il sent qu'au milieu de cette fournaise il ne mourra point abandonné de tous et il s'élance sans regret au-devant de la mort.
”
Source : Gallica

E. d' Avesne,  Devant l'ennemi (1881)

“ En province, comme à Paris, les Frères s'abandonnèrent à leur besoin de dévouement et de sacrifice.
« Ils se demandèrent, dit le rapporteur de l'Académie française, comment ils pourraient concourir à la défense du pays et soulager ses maux. Deux fibres vibrèrent à la fois dans leurs cœurs : celle du citoyen et celle du chrétien ; deux vertus les entraînèrent : le patriotisme et la charité.
Ils parurent sur tous les champs de bataille : à Dijon, à Alençon, à Pouilly, à Pontarlier, partout où l'on se battit, allant toujours au milieu du feu, le plus loin possible, pour ramasser nos blessés. »
”
Source : Gallica

E. d' Avesne,  Devant l'ennemi (1881)

“ « Nous ne devons, disait-il, épargner aucun sacrifice à
cette heure solennelle où, sans un effort suprême, c'en est fait de l'honneur et de l'avenir du pays. C'est le moment pour les fils de la Vendée et de l'Anjou de renouveler tous les prodiges de leurs pères. Il s'agit d'une cause qui rallie autour d'elle tous les enfants de la patrie sans exception.
Nous luttons contre une puissance qui rêve l'abaissement de l'Église catholique non moins que laruine de la France.
Servir l'Église et la France, c'est tout un. »
”
Source : Gallica

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