E. d' Avesne

Élements biographiques

E. d' Avesne Devant l'ennemi (1881)

Mais c'est surtout surle champ de
bataille, quand l'atmosphère est en feu et quand, sous une pluie de balles ou un ouragan de mitraille, le clairon a sonné en avant, que, sur le point de tomber mortellement frappe peut-être, le soldat cherche le prêtre.
Si, au milieu de la mêlée il l'aperçoit, tranquille, portant dans son regard comme un reflet du ciel ; s'il le voit incliné près d'un moribond, le soutenant, le bénissant, lui parlant
de Dieu et de sa mère, il sent qu'au milieu de cette fournaise il ne mourra point abandonné de tous et il s'élance sans regret au-devant de la mort.
Source : Gallica

E. d' Avesne La France chrétienne en 1870 (1880)

Aussitôt ils s'élancent sous les feux qui se croisent, et, à travers les cadavres, rapportent dans leurs bras le pauvre capitaine ému jusqu'aux larmes d'un pareil dévouement...
« Les soldats, témoins de ce sang-froid, leur crient: « Frères, vous êtes des nôtres; revenez avec nous. » Ils reviennent en effet : au même instant, un obus éclate au milieu d'eux, tue un cheval et son cavalier, qui tombe, la poitrine ouverte et le coeur jeté dehors, sur un Frère dont la robe est en même temps traversée par un éclat. Le Frère était jeune : il pâlit un moment.
Source : Gallica

E. d' Avesne Devant l'ennemi (1881)

En province, comme à Paris, les Frères s'abandonnèrent à leur besoin de dévouement et de sacrifice.
« Ils se demandèrent, dit le rapporteur de l'Académie française, comment ils pourraient concourir à la défense du pays et soulager ses maux. Deux fibres vibrèrent à la fois dans leurs cœurs : celle du citoyen et celle du chrétien ; deux vertus les entraînèrent : le patriotisme et la charité.
Ils parurent sur tous les champs de bataille : à Dijon, à Alençon, à Pouilly, à Pontarlier, partout où l'on se battit, allant toujours au milieu du feu, le plus loin possible, pour ramasser nos blessés. »
Source : Gallica

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