E. d' Avesne, La France chrétienne en 1870 (1880)
“ Aussitôt ils s'élancent sous les feux qui se croisent, et, à travers les cadavres, rapportent dans leurs bras le pauvre capitaine ému jusqu'aux larmes d'un pareil dévouement... « Les soldats, témoins de ce sang-froid, leur crient: « Frères, vous êtes des nôtres; revenez avec nous. » Ils reviennent en effet : au même instant, un obus éclate au milieu d'eux, tue un cheval et son cavalier, qui tombe, la poitrine ouverte et le coeur jeté dehors, sur un Frère dont la robe est en même temps traversée par un éclat. Le Frère était jeune : il pâlit un moment. ”
