E. d' Avesne

Résumé

E. d' Avesne La France chrétienne en 1870 (1880)

Aussitôt ils s'élancent sous les feux qui se croisent, et, à travers les cadavres, rapportent dans leurs bras le pauvre capitaine ému jusqu'aux larmes d'un pareil dévouement...
« Les soldats, témoins de ce sang-froid, leur crient: « Frères, vous êtes des nôtres; revenez avec nous. » Ils reviennent en effet : au même instant, un obus éclate au milieu d'eux, tue un cheval et son cavalier, qui tombe, la poitrine ouverte et le coeur jeté dehors, sur un Frère dont la robe est en même temps traversée par un éclat. Le Frère était jeune : il pâlit un moment.
Source : Gallica

E. d' Avesne La France chrétienne en 1870 (1880)

« C'est ce que tout le monde a proclamé. Ils étaient réunis par escouade de dix, un médecin avec eux, et ils marchaient comme un régiment. Arrivés au combat, les reins ceints d'une corde, et s'avançant deux par deux avec un brancard, ils se répandaient, courant toujours du côté du feu, relevant les blessés, les portant avec soin jusqu'au médecin et aux voitures d'ambulance. Pour chaque bataille il y aurait une foule de traits à signaler. « Mes Frères, leur criait un jour un de nos généraux, l'humanité et la charité n'exigent pas qu'on aille si loin. »
Source : Gallica

E. d' Avesne La France chrétienne en 1870 (1880)

La mort sur le champ de bataille se présente entourée d'une auréole de gloire qui peut quelquefois faire oublier ses horreurs. Au chevet clu varioleux, rien ne la voile ; elle est dans son effrayante nudité, et, pour la braver, il faut plus que du courage, il faut de l'héroïsme et de la sainteté.
Cette mort, les Soeurs de charité la bravèrent et bien souvent elles en furent les victimes.
La petite vérole décimait certains régiments. On résolut de concentrer autant que possible les soldats atteints par cette cruelle maladie dans l'hôpital de Bicêtre, que dirigeaient les Soeurs de Charité.
Source : Gallica

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