Maxime Fourcheux de Montrond, Episodes et souvenirs de la guerre de Prusse… (1873)
“ Des soldats partent et sont entassés dans un wagon. Au milieu d'eux est un volontaire Breton : il a quitté sa mère et sa jeune sœur; il va, comme jadis ses aïeux, défendre la patrie envahie par l'hérétique. Sa poitrine est cuirassée d'un Sacré-Cœur et d'une médaille : c'est le présent d'adieu des êtres bien-aimés qu'il abandonne. « Je le jure, ma sœur, je te rapporterai ce Cœur et la médaille que m'a donnée ma mère, où je mourrai glorieusement devant l'ennemi. » Voilà ce qu'il a dit, et ce qu'il répète devant ses camarades sans forfanterie, mais avec courage. ”
