E Martin, Souvenirs de deux volontaires à l'armée de la Loire (1871)
“ Le général avait aux zouaves pontificaux deux parents qui portaient son nom : Jacques et Fernand de Bouillé, tous deux jeunes, tous deux simples soldats. L'un deux avait été tué, l'autre blessé en soutenant héroïquement le drapeau des zouaves qui, ce jour-là, avait changé quatre fois de main. Une question était sur toutes les lèvres : qu'était devenu le général de Sonis ? Personne ne pouvait le dire ; le bruit courait qu'il avait été tué ou blessé ; on l'avait vu, durant le combat, s'exposant comme un simple soldat et semblant affronter la mort. ”
