Général de Sonis

Définition et enjeux

E Martin Souvenirs de deux volontaires à l'armée de la Loire (1871)

Le général avait aux zouaves pontificaux deux parents qui portaient son nom : Jacques et Fernand de Bouillé, tous deux jeunes, tous deux simples soldats. L'un deux avait été tué, l'autre blessé en soutenant héroïquement le drapeau des zouaves qui, ce jour-là, avait changé quatre fois de main.
Une question était sur toutes les lèvres : qu'était devenu le général de Sonis ? Personne ne pouvait le dire ; le bruit courait qu'il avait été tué ou blessé ; on l'avait vu, durant
le combat, s'exposant comme un simple soldat et semblant affronter la mort.
Source : Gallica

Portrait de Art Roë Art Roë Revue des Deux Mondes

XI A dix mètres en deçà du bois des zouaves, le général de Sonis gisait encore, le des contre sa selle, dans la posture où son officier d’ordonnance l’avait laissé. Sa tâche était achevée : il déposait son commandement avec ses forces ; à peine percevait-il par instans le roulement affaibli de son artillerie, qui s’éloignant dans la nuit, s’en allait du moins avec tous ses canons, et passait entière aux mains d’un nouveau maître. Lui demeurait là, attaché à sa misère; le moindre mouvement qui ébranlait son corps réveillait dans sa cuisse brisée d’intolérables souffrances
Source : Wikisource

Jules Delmas Les Zouaves pontificaux en France… (1872)

Le général de Sonis, celui qui vous a conduits à la bataille, celui qui a voulu un Zouave pour porter le drapeau du Sacré Cœur, celui qui vous a dit : Faites voir ce que peuvent des soldats chrétiens. En avant!. Voici le moment ou jamais d'arborer votre étendard, le général de Sonis a voulu vous conduire lui-même au Sacré Cœur de Jésus. Avec vous à la bataille, il a voulu s'associer à votre consécration et en formuler lui-même les paroles.
Source : Gallica

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