Edmond Deschaumes

Élements biographiques

Portrait de Edmond Deschaumes Edmond Deschaumes La retraite infernale, armée de la Loire… (1889)

Cette Deuxième Armée de la Loire a failli, un moment, atteindre son but : la délivrance de Paris. C'est elle qui soutint, dans les combats livrés autour d'Orléans, le plus grand effort de la lutte. C'est elle qui y joua le rôle principal. Les soldats de Jauréguiberry s'étaient battus à Villepion, à Loigny, comme de vieilles troupes. Les zouaves, les francs-tireurs de Blidah, une poignée de mobiles, s'étaient couverts de gloire à la suite de l'héroïque général de Sonis et du vaillant colonel Charette, à Loigny. Ces recrues avaient supporté les privations et le froid.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Deschaumes Edmond Deschaumes La France moderne. L'armée du Nord… (1895)

Le lendemain, ô joie qui ne se peut exprimer ! le canon tonnait encore. Pour ceux qui étaient à même de comprendre la guerre à cette époque et d'en traduire les événements, ce canon présageait la victoire. Il était évident, incontestable, pour tout homme intelligent, que Faidherbe devait avoir eu l'avantage du nombre, de la position et du combat pour soutenir la lutte deux jours de suite. S'il avait imposé ce rude effort à ses jeunes soldats, c'est qu'il en voyait le prix et ce prix ne pouvait être que le seul objectif qu'il eût à poursuivre à ce moment : la délivrance de Péronne !
Source : Gallica

Portrait de Edmond Deschaumes Edmond Deschaumes La retraite infernale, armée de la Loire… (1889)

Il fallut que Goujard lançât ses hommes sur des hauteurs abruptes, coupées de taillis, de murs, de talus, de buissons et de haies, tandis que de la crête du plateau, l'infanterie prussienne dirigeait sur nous un feu terrible. Nos troupes électrisées par leur chef gagnèrent le sommet de ces crêtes. Les zouaves s'y firent hacher et se montrèrent à cet audacieux assaut tels qu'on les avait vus à Loigny, à la suite du général de Sonis. Le succès récompensa tant d'héroïsme et de sang versé. Le plateau retombait entre nos mains.
A ce moment, la victoire semblait sourire à Chanzy.
Source : Gallica

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