Léon Barracand

Élements biographiques

Léon Barracand Romans dauphinois (1882)

Jamais être ne fut au monde plus digne d'être aimé que vous ! Je vous aimerai toute ma vie... Mais je ne faiblirai pas. Ne me demandez pas l'impossible ! Tout ce que je puis vous donner, je vous le donne... Mais ne me forcez pas à rougir de l'amour que vous m'inspirez. Que cet amour soit ma joie et non mon supplice, qu'il me réhabilite au lieu de me dégrader !... Puis, baissant la voix : – Je vous aime, allez !... beaucoup... beaucoup... Mais vous ne pouvez pas savoir... Je mets mon honneur entre vos mains, Octave !... Eh bien ! aurez-vous le courage maintenant d'exiger plus de moi ?
Source : Gallica

Léon Barracand Vicomtesse... (1890)

Elle lui prit la tête d'un mouvement ardent, l'appuya sur sa poitrine. Il souleva un peu le front. Leurs lèvres se cherchèrent et se joignirent.
Il pouvait donc la presser sur son cœur, l'étreindre, l'enlacer de ses caresses, cette femme si longtemps, si ardemment désirée! L'amour dont elle venait de faire l'aveu, plus grand qu'il ne l'avait jamais rêvé, centuplait sa propre tendresse. Il se sentait capable en ce moment de lui faire oublier tout ce qu'elle abandonnait pour lui, et ces
millions, et ce titre, et son monde, et il le lui disait.
Source : Gallica

Léon Barracand Un Barbare (1896)

Une joie sereine s'exhalait de la paix des choses, qui s'insinuait en eux comme pour leur faire sentir un avant-goût de bonheur. Leur double vie se liait dans une communauté indissoluble, et, par un instinct de se le prouver, à mesure que le jour baissait et que l'ombre envahissait la terrasse, ils se rapprochaient l'un de l'autre.
Pauline avait jeté un châle sur ses épaules, pour se préserver de la fraîcheur du soir. Elle était allée s'accouder à la balustrade, et Frédéric était près d'elle, accoudé comme elle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature