Léon Barracand

Résumé

Léon Barracand Romans dauphinois (1882)

Jamais être ne fut au monde plus digne d'être aimé que vous ! Je vous aimerai toute ma vie... Mais je ne faiblirai pas. Ne me demandez pas l'impossible ! Tout ce que je puis vous donner, je vous le donne... Mais ne me forcez pas à rougir de l'amour que vous m'inspirez. Que cet amour soit ma joie et non mon supplice, qu'il me réhabilite au lieu de me dégrader !... Puis, baissant la voix : – Je vous aime, allez !... beaucoup... beaucoup... Mais vous ne pouvez pas savoir... Je mets mon honneur entre vos mains, Octave !... Eh bien ! aurez-vous le courage maintenant d'exiger plus de moi ?
Source : Gallica

Léon Barracand Romans dauphinois (1882)

Tout à coup, il crut sentir tressaillir dans les siennes les mains de Madame d'Auvray. Il leva les yeux. La couleur revenait à ses joues, son coeur recommençait à battre, sa poitrine à respirer. Quel retour, quelle aurore de joie radieuse ce fut pour l'âme d'Albert, plongée dans un abîme de douleurs !
Claire eut un mouvement lent de la tête, et ses paupières s'entr'ouvrirent. – Où suis-je ? murmura-t-elle d'une voix faible. Que s'est-il donc passé ?... Ah ! oui, ces lettres. Et ses yeux se refermèrent.
– Pardonne-moi ! s'écria Albert, pardonne-moi ! c'est moi, Albert. Ton Albert qui t'aime.
Source : Gallica

Léon Barracand Romans dauphinois (1882)

Puis, tout à coup, la douleur de Charles éclata ; il saisit la main de Maxime :
– Eh bien ! oui, tu as raison, je deviens fou ! C'est la souffrance sans doute... Car je souffre, vois-tu ? oh ! je souffre à en mourir ! Mais dis-moi la vérité, rassure-moi. Il me semble que Valentine t'aime, et j'en suis désespéré. L'aimes-tu, toi ? Je ne puis le croire, bien qu'il me paraisse impossible qu'on puisse la voir sans l'aimer. Mais tu ne voudrais pas briser le coeur de ton ami ? Tu aimerais mieux me sacrifier ton amour que de me voir mourir de douleur ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature