Résumé

Camille Lebrun Une amitié de femme, par Mme Camille Lebrun (1843)

Mieux vaudrait pour moi mourir que d'être désabusé !
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Mais la parfaite sérénité de Lucile et le contentement intérieur qui se reflétait sur sa physionomie ramenaient ensuite la confiance dans mon âme. Je devais être aimé, non comme j'aimais moi-même, avec enthousiasme , avec délire!.... D'un coup d'oeil j'avais mesuré toute la distance qui séparait son amour du mien. Que dis-je? ce n'était point de l'amour que Lucile éprouvait pour moi; c'était un attachement inspiré par l'habitude d'une innocente intimité, et dans lequel se mêlait beaucoup d'amitié et d'estime.
Source : Gallica

Camille Lebrun Une amitié de femme, par Mme Camille Lebrun (1843)

A votre âge, la rêverie a tant de charme !
— Vous vous trompez ! s'écria Lucile avec vivacité. Je vous assure, Hermance...
— Enfant ! interrompit la jeune femme d'une voix caressante, pourquoi rougissezvous? Cette inclination n'est plus un mystère pour personne. Ignorez-vous donc, ma charmante ingénue, que les salons sont peuplés d'oisifs toujours en quête de distractions ? Or, de toutes, la plus attrayante est la recherche des secrets d'autrui.
— Mon Dieu ! vous m'étonnez et vous m'effrayez tout ensemble.
— N'est-ce point bien plutôt l'arrivée de M. de Serilly qui vous inquiète?
Source : Gallica

Camille Lebrun Une amitié de femme, par Mme Camille Lebrun (1843)

Je fus donc élevé avec ma tante Lucile, plus jeune que moi de trois années. Nous grandîmes à côté l'un de l'autre, recevant les mêmes soins et les mêmes caresses, partageant les mêmes amusemens et les mêmes études. Ainsi nous atteignîmes l'âge de l'adolescence, cette mystérieuse époque de la vie où l'enfance se fond graduellement dans la jeunesse, comme quelquefois, dit-on, l'amitié dans l'amour.
Ce fut alors que mourut mon père ; je le connaissais à peine, et, je le confesse, sa perte me fut moins pénible à supporter que celle que nous fîmes ensuite de madame de Melval.
Source : Gallica

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