Résumé

Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge… (1841)

M. de Coëhorn, le recueillement du bonheur qui rendait si belle sa noble physionomie. Elle était moins jeune, il semblait l'être davantage. Hélas! ces affections du coeur se fanent-elles comme les fleurs des champs? l'amour livre-t-il ses rêves, ses parfums, ses joies, aux brises de l'habitude qui les dispersent au loin, comme les froids ouragans d'automne dispersent les dernières feuilles! Mon Dieu !... ce doit être une douleur immense que d'assister ainsi à l'agonie de son amour!
Ma pauvre mère, en perdant de son bonheur, était devenue plus sévère pour moi, moins indulgente pour Antonine.
Source : Gallica

Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge… (1841)

Ma mère, l'aînée, était belle, d'une beauté calme qui plaisait plus au coeur qu'aux yeux; pleine d'aménité, de grâces, de solides et attachantes qualités, elle était la favorite de son père. En 1815 elle épousa M. Cappelle, capitaine d'artillerie.
Hermine, moins âgée de deux ans, ressemblait à ma grand'mère. Rien n'était plus fin, plus gracieux que sa physionomie, si ce n'est pourtant son esprit. Elle animait la maison de mon grand-père par sa vivacité. — Elle épousa en 1817 le baron de Martens, Prussien et diplomate.
Source : Gallica

Mémoires de Marie Cappelle, Vve Lafarge… (1841)

Je ne saurais exprimer quel trouble mystérieux s'empara de moi quand le prêtre éleva le calice au-dessus de nos têtes, et quand des nuages d'encens et de fleurs saluèrent le Rédempteur du monde! mes genoux fléchirent... mes yeux se voilèrent... et au moment où la communion vint porter Dieu dans le sanctuaire de mon coeur, il me sembla qu'un ange me touchait du bout de son aile et que j'allais mourir !...
Ce grand acte de ma vie est resté gravé en caractères de feu dans les plus intimes replis de mes souvenirs. Tout à côté j'y vois l'image bonne et indulgente de M. le curé de VillersHellon.
Source : Gallica

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