Résumé

Marie Lafarge Mémoires de madame Lafarge, née Marie Cappelle… (1867)

Vous le savez, Marie, je ne crois plus en l'amour tel qu'on le lit dans les poëtes, ou mieux encore tel qu'on le trouve dans ses rêves. Je suis résignée à accepter la vie telle qu'elle est, et je consens à faire un mariage de convenance. Seulement vous comprendrez que, si je ne demande pas une jolie figure, un esprit aimable et délicat, un coeur passionné si je veux faire raisonnablement'un choix raisonnable, je dois trouver indispensable dans celui que j'accepterai, une position dans le monde,-de la fortune, un caractère solide, et surtout estimable. Je serai indulgente pour son àge
Source : Gallica

Marie Lafarge Mémoires de madame Lafarge, née Marie Cappelle… (1867)

Nous nous disputions le piano, les fauteuils de mon grand-père, les tête-à-tête avec ma tante de Martens, qui, toujours étendue sur le canapé, nous donnait de petits quarts d'heure d'esprit, de caresses et même quelquefois de'sermons.
Mes tantes partirent pour Paris avec les premières neiges, et il me fallut bien des semaines pour recommencer à vivre seule sans trop de regrets et d'ennuis. Heureusement ma mère avait promis à ses sœurs d'aller passer quelques jours à Paris au milieu de l'hiver. Ce fut pour moi une consolation; une espérance, puis une charmante réalité.
Source : Gallica

Marie Lafarge Mémoires de madame Lafarge, née Marie Cappelle… (1867)

Ce trousseau était ravissant, commode, et choisi, par madame Dulauloy, qui lu avait donné son cachet de bon goût et d'élégante simplicité. Cette recherche des choses inaperçues de la toilette m'a toujours semblé, pour une femme; un luxe presque de devoir.
A midi, ma tante s'emparait de moi jusqu'au diner; elle s'était
exclusivement chargée de la corbeille et bouleversait toutes les boutiques, toutes les intelligences artistiques de la toilette, pour avoir quelque étoffe nouvelle, un bonnet inconnu, un chapeau surprenant.
Source : Gallica

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