“ RÉNÉ. Je ne vous dis pas le contraire ! DORA. Et ça ne vous fait pas plus d’effet que ça ? RÉNÉ. C’est que je vais vous expliquer... je suis bien le mari d’Antoinette... mais ce n’est pas un mariage... DORA. Comment, ce n’est pas... RÉNÉ. Si fait, c’est bien un mariage, si vous voulez, mais c’est... je ne sais trop comment vous dire... c’est un mariage de convenance... DORA. Qu’est-ce que c’est que ça ? RÉNÉ. Un mariage de convenance est un mariage dans lequel on convient de se laisser l’un à l’autre une certaine liberté. Ainsi, vous avez vu ma femme... DORA. Oh oui ! quant à ça... ”
Mariage de convenance
Définition et enjeux
Citations sur “mariage de convenance”
Camille Pert,
Le Bonheur conjugal
(1905)
“ LE MARIAGE DE CONVENANCE Union de deux indifférences ou d’un faible attrait né après l’accord des fortunes et des situations, le mariage de convenance peut chavirer dans le drame, connaître mille complications ; il peut aussi et c’est le cas le plus fréquent — naviguer paisiblement, sans heurts graves, sans peines extrêmes, et non sans douceurs fortuites. ”
“ Ce n’est point encore tout-à-fait un mariage d’amour que nous faisons là ; c’est un mariage de convenance. L’âge, la position des époux, sont assortis. Si nous ne ressentons pas une grande passion pour les provinces qui nous sont unies, du moins nous n’en aimons pas d’autre. ”
Honoré de Balzac,
Mémoires de deux jeunes mariées
(1841)
“ Par un retour subit sur moi-même, un matin où j’étais plus pleinement heureuse, j’ai songé à ma Renée et à son mariage de convenance, et j’ai deviné ta vie, je l’ai pénétrée ! Ô mon ange, pourquoi parlons-nous une langue différente ? Ton mariage purement social, et mon mariage qui n’est qu’un amour heureux, sont deux mondes qui ne peuvent pas plus se comprendre que le fini ne peut comprendre l’infini. Tu restes sur la terre, je suis dans le ciel ! Tu es dans la sphère humaine, et je suis dans la sphère divine. Je règne par l’amour, tu règnes par le calcul et par le devoir. ”
Nicolas Perron, Femmes arabes avant et depuis l'islamisme (1858)
“ Il est de convenance humaine, quand on espère que les propositions de mariage ne seront pas rejetées, que le prétendant voie seulement la figure et les mains de celle qu'il demande pour épouse, et qu'il les voie, non par surprise, mais au su et consentement de la personne demandée et de celui qui la représente et qui a droit de contracter le mariage pour elle. ”
Robertine Barry,
Chroniques du lundi
“ De nos jours, où les mariages d’inclination sont si rares, étant remplacés par des mariages de convenance, dits de raison, — ou des mariages d’argent, les plus ignobles de tous, on s’écrie volontiers, pour se donner le change : L’amour vient après le mariage ! ”
Prosper Mérimée,
La Vénus d'Ille
“ mais le sommeil fut long à venir. Toutes les scènes de la journée se représentaient à mon esprit. Je pensais à cette jeune fille si belle et si pure abandonnée à un ivrogne brutal. Quelle odieuse chose, me disais-je, qu’un mariage de convenance! Un maire revêt une écharpe tricolore, un curé une étole, et voilà la plus honnête fille du monde livrée au Minotaure! Deux êtres qui ne s’aiment pas, que peuvent-ils se dire dans un pareil moment, que deux amants achèteraient au prix de leur existence? Une femme peut-elle jamais aimer un homme qu’elle aura vu grossier une fois? ”
Édouard Cadol,
Son excellence Satinette (affaires étrangères…
(1882)
“ Pas assez un époux, mais un ami, très sincère et empressé ! Correct, encore une fois. Un mariage de convenances, après tout ; une association plutôt honorable, qui souffrait que chacun des deux gardât sa dignité et restât en face de l'autre, en bonne posture, sur le pied de l'égalité, par l'équivalence de l'apport individuel mis en commun. Elle fournissait la fortune ; mais lui fournissait la considération et le prestige. Elle le tirait d'une situation besoigneuse ; il en faisait une « grande dame » qui avait droit de. cité dans les aristocraties contem¬ ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ « Prends, voici ta bague, et faisons ce soir le contrat de mariage ! » Elle lui dit : « Bien. Mais dans mon pays, quand une jeune fille vient à se marier, il y a un usage. » Il lui dit : « Bien. Dis-le-moi. » ”
Ambroise Rendu, Plaidoyers de M. Ambroise Rendu… (1868)
“ Voilà la pensée qui jaillit de toutes parts, lorsqu'au sein de la discussion du Conseil d'État, le premier consul recherchant, par une intuition merveilleuse, les causes de la validité, de la nullité du mariage, dans l'essence même de cette sainte institution, s'est écrié : « Est-ce que le mariage est un contrat ordinaire? C'est l'union des corps, c'est l'échange des âmes ! » ”
René Voeltzel, Jean Domat, 1625-1696 : thèse pour le doctorat en droit… (1936)
“ Le mariage fait deux sortes d'engagements : celui que forme l'institution divine du Sacrement, qui unit le mari et la femme, et celui qui fait le contrat de mariage par les conventions qui regardent les biens. ”
Honoré de Balzac,
Eugénie Grandet
(1834)
“ Il s’agit, en ce moment, pour moi, d’une alliance qui satisfait à toutes les idées que je me suis formées sur le mariage. L’amour, dans le mariage, est une chimère. Aujourd’hui mon expérience me dit qu’il faut obéir à toutes les lois sociales et réunir toutes les convenances voulues par le monde en se mariant. ”
Eugène Sue,
Mathilde, Mémoires d’une jeune femme
(1841)
“ Écoutez-moi encore, votre contrat de mariage a été si déloyalement fait, que vous, qui apportez toute la fortune dans la communauté, vous n’avez droit à aucune réserve : votre mari peut vous dépouiller ou vous ruiner complètement. ”
Francis-Félix Dubois, Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)
“ Ceux qui y voient surtout la création d'un foyer, cherchent à se connaître, à s'apprécier ; ceux qui n'y voient que l'union de deux noms, le rapprochement de deux fortunes, envisagent les convenances personnelles, la noblesse des titres, l'étendue et la valeur des biens ; puis ces questions préliminaires résolues, il y a pour tous, enfin, après ce que nous appelons des « demandes en mariage », des consentements et des promesses échangées de part et d'autre, avant le consentement solennel et définitif qui fait le mariage. ”
Michel Ðú'c Chaigneau, Souvenirs de Hué (Cochinchine) (1867)
“ Il n'en est pas tout à fait ainsi chez les grands, où la demande d'une femme pour concubine occasionne toujours quelques cérémonies préalables et des cadeaux; mais, lorsqu'il s'agit d'un mariage légitime, qui est, pour toutes les classes de la société, un événement majeur dans la vie, chacun, selon ses moyens, y déploie la plus grande pompe. ”
Gustave Chaudey,
La justice poursuivie par l'Église…
(1858)
“ Tel, dans la liberté de ses amours, s'entoure de loyauté, de délicatesse et d'honneur ; tel autre dans son mariage est impur, gouverné par l'ambition et l'avarice. Qu'est-ce qu'un mariage qui vous a si mal mariés, tandis qu'à, côté se rencontrent des amants que le concubinage unit si bien ? Évidemment, les gens qui se marient ne savent ce qu'ils font : mais le législateur, le prêtre, le maire, le savent-ils mieux? A quoi bon, dès lors, l'intervention du magistrat? Quelle peut être l'utilité, au point de vue de la morale, de cette convention si universellement adoptée, le mariage? ”
Jean-Jacques Rousseau,
Jean-Jacques Rousseau
“ Qu’ils soient estropiés ou non, qu’ils soient languissants ou robustes, chacun d’eux est un dépôt dont il doit compte à la main dont il le tient, et le mariage est un contrat fait avec la nature aussi bien qu’entre les conjoints. ”
Eugène Boyer, Allocution prononcée à la cérémonie du mariage de Jean-Ludovic Bernard… (1867)
“ Il en est si peu qui les comprennent et qui voient dans le mariage non-seulement un contrat naturel, une association légale, fondée sur certaines raisons de convenances et en vue d'intérêts purement matériels , mais un sacrement divin, établi afin de sanctifier l'union des corps et de cimenter l'union plus précieuse des âmes, afin de donner aux époux, avec les sentiments qui doivent les animer, les grâces dont ils ont besoin pour accomplir leur importante mission et pour supporter les peines, les difficultés, les épreuves de tout genre qui y sont attachées ! ”
Paul Viollet,
Précis de l'histoire du droit français…
(1886)
“ Si, abstraction faite du droit positif, nous cherchons à pénétrer jusqu'à la nature intime du mariage, et si nous nous demandons quelle est aujourd'hui, à nos yeux, l'essence de cette institution, nous constatons que le mariage résulte intimement de la volonté réciproque des conjoints de se prendre pour mari et pour femme. ”
Will. Derrey, Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1894)
“ Tout cela choque nos idées actuelles pour diverses raisons, dont la plus importante est que, pour nous, le mariage est un contrat formel. Nous sourions aujourd'hui quand nous songeons aux mariages de Gretna-Green, et nous sommes tentés de nous exclamer : Comment peut-on se croire marié, dans de pareilles conditions? Nous ne trouvons dans nos lois rien d'analogue : et nous sommes si formalistes là-dessus qu'après le divorce, la réconciliation des époux n'a d'effet que si elle est consacrée par une nouvelle célébration (295, G. civ.) ”
Émile Chénon,
Histoire générale du droit français public et privé des origines à 1815…
(1926-1929)
“ Mariage est un lien, à proprement parler, qui se faict par le consentement de l'homme et de la femme, puisque les coeurs d'eux se consentent à avoir l'un l'autre à mariage, combien que autres solemnités de bans et de fiançailles n'en fussent faites. ”
Jean-François Bladé,
Contes populaires de la Gascogne
“ Tiens. Voici notre contrat de mariage coupé en deux. J’en garde la moitié. Prends l’autre, et ne t’en sépare ni jour ni nuit. Quand je te montrerai ce que j’emporte, tu seras sûre de n’avoir affaire qu’à moi. ”
Jean Joseph Delsol, Explication élémentaire du Code Napoléon… (1878)
“ On appelle plus spécialement MARIAGE l'union légale des époux, et CONTRAT DE MARIAGE l'ensemble des conventions qui régissent leurs rapports de fortune. Le mariage est le contrat principal : les conventions pécuniaires ne sont jamais que le contrat accessoire. ”
Fernand Verdier, Étude sur les gains de survie entre époux… (1869)
“ Notre ancien droit français nous offre un meilleur modèle à imiter. Les dispositions qui régissent le mariage, au point de vue des avantages qui en résultent pour les époux, sont plus larges, plus libérales. ”
Léon Henry, Qualités et conditions requises pour contracter mariage… (1867)
“ A une époque où les liens du sang et les rapports d'affection dominent seuls dans la législation de la famille, la place de l'épouse dans la succession de l'époux, est au premier, et non au dernier rang. ”
Gaston Laurent-Atthalin,
Étude sur l'obligation littérale…
(1873)
“ Dans le cas où le second mariage a eu lieu en contravention d'un empêchement résultant de l'alliance, la conséquence de la bonne foi est que les conventions matrimoniales faites entre le veuf, ou la veuve, remariés, et leur nouveau conjoint, reçoivent leur pleine exécution. ”
Ambroise Rendu, Réflexions sur quelques parties de notre législation civile envisagées spécialement sous le rapport de la religion et de la morale… (1848)
“ On sentit de nouveau le besoin de distinguer une union criminelle et une union légitime; le concubinage qui fait naître des enfants, et le mariage qui les conserve et les élève ; le concubinage qui multiplie les individus, et le mariage qui multiplie les familles ; le concubinage qui satisfait les vils penchants d'une nature dégénérée en séparant les plaisirs des devoirs, et le mariage qui remplit les nobles destinées de l'homme en alliant les devoirs avec les plaisirs ; le concubinage qui isole tout dans la société, et le mariage qui unit tout et met tout en rapport et en harmonie. ”
Francis-Félix Dubois, Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)
“ Ce que nous appelons fiançailles de nos jours n'est en effet qu'une sorte de préparation au mariage ; ces fiançailles autorisent entre ceux qui se recherchent en vue du mariage, une fréquentation plus aisée et plus familière, assurant au consentement qu'ils se proposent de donner plus tard un caractère plus sérieux ; mais il en résulte, d'autre part, la faculté pour chacun de se retirer librement si les résultats d'une telle expérience ne paraissent pas satisfaisants, si la différence des caractères ne permet pas d'espérer dans le mariage un bonheur durable. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Amour et mariage
“ Quant aux stipulations matrimoniales, le Code reconnaît à la fois deux systèmes, le régime de communauté et le régime dotal : lequel répond le mieux à l’essence du mariage, si tant est que le mariage soit quelque chose ? ”
Ernest Glasson, Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1879)
“ Nous préférons, dit-il, des lois qui, sans rechercher à venger la morale, font respecter l'indissolubilité du lien conjugal. L'idée catholique qui voit clans le mariage un consortium omnis vitoe est tout à fait juridique. ”
Ernest Glasson, Du consentement des époux au mariage… (1866)
“ Nous supposons donc les deux futurs conjoints présents en personne devant l'officier de l'état civil. Après avoir donné lecture du chapitre 6 du titre du mariage, le maire interpelle chaque partie l'une après l'autre. Les époux doivent répondre de vive voix qu'ils entendent se prendre pour mari et femme. Cette réponse est essentielle : le contrat ne se formerait pas si l'on ne voulait ou ne pouvait manifester sa volonté. ”
Alphonse-Alexandre Le Bourgeois, Allocution prononcée en l'église Saint-Léonard de Harfleur… (1891)
“ Vous n'êtes pas, en effet, de ceux trop nombreux aujourd'hui, qui regardent le mariage comme un contrat qu'on peut faire et défaire au gré des lois humaines. Pour vous, catholiques, non seulement croyants, mais pratiquants, le mariage est un contrat, sans doute, mais un contrat élevé à la dignité de sacrement ”
Ernest Glasson, Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)
“ Chez les barbares, le mariage apparaît le plus souvent sous la forme d'un achat et d'une vente : le mari achète la personne même de sa femme ou peut être le mundium à celui qui l'exerce. On voyait, ces mariages, appelés matrimonia venalia, avec faveur, parce que leur preuve était assez facile. ”
Ernest Glasson, Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)
“ La reconnaissance des principes sur lesquels est fondée la société moderne nécessitait une réforme dans la législation du mariage. Deux lois du 25 mai 1868 ont déterminé les rapports interconfessionnels des citoyens et réglementé le mariage. ”
J.-B. Duchesne, Du Mariage, examen comparatif des principes qui le régissent suivant le Code civil français… (1845)
“ Le lien civil qui unit l'homme et la femme ne peut être < i formé que par la bénédiction du prêtre attestée par lui-même. La puissance civile ne reconnaît pas d'autre mariage que celui qui est contracté de cette manière. ”
Francis-Félix Dubois, Les fiançailles et promesses de mariage en droit français… (1897)
“ Le mariage a toujours été considéré comme un acte si important dans la vie humaine que tous les peuples, estimant qu'il ne devait pas être conclu avec légèreté, ont généralement jugé nécessaire de le faire précéder de certaines conventions destinées à le préparer, à le faciliter, à favoriser la connaissance des futurs époux entre eux. Ce sont ces conventions, préliminaires du mariage lui-même, et où l'union future est décidée entre les parents des parties ou entre les parties elles-mêmes, que l'on a désignées, que l'on désigne encore aujourd'hui sous le nom de fiançailles. ”
Frédéric Portalis, Discours, rapports et travaux inédits sur le Code civil (1844)
“ De là cette maxime commune, que le mariage putatif, pour nous servir de l'expression des jurisconsultes, c'est-àdire celui que les conjoints ont cru légitime, a le même effet pour assurer l'état des époux et des enfants, qu'un mariage véritablement légitime : maxime originairement introduite par le droit canonique, depuis longtemps adoptée dans nos mœurs, et aujourd'hui consacrée par le projet de loi. Quand un seul des conjoints est dans la bonne foi, ce conjoint seul peut réclamer les effets civils du mariage. ”
Laurence Sterne,
Vie et opinions de Tristram Shandy
“ Le Contrat de Mariage. Je disois donc qu’un historien ne doit pas écrire un mot, qu’il n’ait à la main la preuve de ce qu’il dit. — C’est ce qui m’a excité à chercher le contrat de mariage de ma mère, et j’y ai trouvé ce qui pouvoit me concerner, expliqué d’une manière si ample, si énergique, que j’aime beaucoup mieux copier l’article en entier, que d’en faire un extrait. Il y a des choses qui perdent à être abrégées. ”
Maurice Dubois, Pretium doloris : thèse soutenue… (1935)
“ Il est vrai que sa grandeur est liée à l'union stable des citoyens et que le mariage tend à favoriser cette union. La liberté que donne aux concubins une situation hors le Droit risque d'être funeste. Le cadre du mariage est en fait plus adéquat à l'éclosion des vertus. Les actions des concubins nous paraissent donc devoir être en principe rejetées. ”
Ernest Glasson, Le Mariage civil et le divorce dans les principaux pays de l'Europe… (1880)
“ Les époux qui divorceront pour quelque cause que ce soit ne pourront plus se réunir si l'un ou l'autre a, postérieurement au divorce, contracté un nouveau mariage. Au cas de réunion des époux, une nouvelle célébration du mariage sera toujours nécessaire ; les époux ne pourront adopter de convention matrimoniale autre que celle qui réglait originairement leur union. ”
Karl Salomo Zachariä,
Le droit civil français. Tome 4
(1854-1860)
“ Les conventions matrimoniales qui ont pour but de déterminer la nature et l'importance de la dot, ou de l'apport des futurs époux, ne peuvent être modifiées par les conjoints eux-mêmes pendant le mariage, ni directement, ni indirectement8, art. ”
Alfred Franklin,
Paris et les Parisiens au seizième siècle…
(1921)
“ Il fallait donc bien s'en garder s'il y avait là une veuve ou une fille à marier. « Qui veult estre marié en l'an, prenne le premier papillon qu'il verra. « Qui garde les souliers en quoi on a épousé, cela sert moult à avoir bon ménage 1. » Les personnes chargées d'aller faire une demande en mariage pouvaient, à des signes certains, savoir si l'union serait heureuse, si les époux vivraient en bonne intelligence, amasseraient beaucoup de biens et se garderaient la foi conjugale. ”
