Albert Taupinard de Tilière

Élements biographiques

Albert Taupinard de Tilière Le mariage dans le Concordat italien… (1936)

On voit l'importance de « nulla osta » : s'il en est justifié, la transcription doit se faire, à la condition que l'acte de mariage soit régulier ; même si, en fait, le mariage n'eût pas dû être célébré — du moins du point de vue civil. — Les écclésiastiques ne doivent pas, en principe, célébrer le mariage, sans le certificat de « nulla osta » de l'officier de l'état civil, car, comme l'affirme le Garde des Sceaux Rocco, la capacité des époux, même dans le nouveau système législatif, est réglée, d'après les lois civiles.
Source : Gallica

Albert Taupinard de Tilière Le mariage dans le Concordat italien… (1936)

L'état de choses, antérieur au concordat, entraînait de plus graves conséquences. On sait que le Parlement italien n'avait jamais adopté l'antériorité nécessaire du mariage civil sur le mariage religieux; de telle sorte que le mariage civil apparaissait aux catholiques comme accessoire, superfétatoire, ce qui ne contribuait pas à lui donner du lustre et ce qui, parfois, amenait à s'en passer. Mais, alors, les mariés à l'Eglise, ne l'étaient pas vis-à-vis de l'Etat ; ils n'étaient que des concubins ; d'où une situation pleine de dangers pour eux-mêmes et spécialement pour leurs enfants.
Source : Gallica

Albert Taupinard de Tilière Le mariage dans le Concordat italien… (1936)

Mais, surtout, il a voulu redonner au mariage une dignité qu'il avait un peu perdue. Certes, les principes de souveraineté exclusive de l'Etat et de laïcité ne sortent pas indemnes du Concordat : mais, n'est-ce pas le contraire qui serait étonnant ? Et ces principes méritent-ils qu'on s'y attache au point de négliger les contingences pratiques ? En somme, pourquoi sont faits les Etats, sinon pour le bien et le bonheur des individus ? Le fascisme le comprend, à sa façon, quand il dit : « Tout pour le peuple et rien par le peuple ».
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature