Concordat de 1801

Définition et enjeux

Raoul Duparc,  La monarchie traditionnelle, la Révolution et la liberté (1890)

“ Quelle que soit la forme politique, sous laquelle nous pouvons être destinés à vivre, monarchie ou république, les rapports de l'Église et de l'État ne sauraient être qu'un compromis entre les intérêts ou les droits de l'un et ceux de l'autre. Les conditions de ce compromis pourront varier dans l'avenir, mais les principes du Concordat de 1801 resteront la base fondamentale. Il no faut point considérer l'Église comme une institution d'État. ”
Source : Gallica

Georges Moreau,  La question cléricale : le budget des cultes (1881)

“ Qui est-ce qui a raison des deux? Pour le moment, c'est le gouvernement de la République, parce qu'il a la force en main. Qu'aux élections prochaines la réaction triomphe, l'esprit du Concordat ressemblera à celui qu'on nous sert en 1881, comme le Château-Margaux au petit bleu d'Argenteuil. Et de fait, le Concordat de 1801 ne dit pas un mot des congrégations, pas un mot de l'exemption du service militaire pour les clercs, pas un mot des processions, pas un mot des questions de détail qui nous divisent le plus. Et cela est tout naturel. ”
Source : Gallica

Edmond Bonnal de Ganges,  Manuel et son temps : étude sur l'opposition parlementaire sous la Restauration (1877)

“ M. Laîné cherchant à calmer les alarmes que cette omission avait causées, vous disait : On n'a pas dû mettre cette clause dans le Concordat, parce qu'elle était dans la Charte et qu'elle avait produit son effet. Cependant, Messieurs, quoique cette clause fût dans le Concordat de 1801, on n'a pas cru inutile de la mettre aussi dans la Charte; et il était d'autant plus nécessaire de maintenir cette clause dans le Concordat, qu'il s'agissait moins d'assurer la légalité des ventes que de calmer les consciences. ”
Source : Gallica

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