Le Concordat de 1801 incarne un accord historique entre l’Église catholique et l’État français, marquant un tournant dans les rapports religieux et politiques après la Révolution. Raoul Duparc le présente comme un compromis fondé sur l’équilibre des droits, tandis que Georges Moreau souligne ses limites pratiques, notamment l’absence de dispositions concernant les congrégations ou le service militaire. Auguste Body, en analysant sa négociation, met en évidence les tensions entre le pouvoir civil et la souveraineté spirituelle, affirmant que le Concordat impose une entente mutuelle pour le choix des évêques.
L’Église catholique, à travers le discours de Mgr de Cabrières, le valorise comme un pilier de la restauration religieuse en France. Ce texte, selon Paul Verlaine, reflète l’asymétrie de pouvoir entre l’État, alors dominant, et le Saint-Siège. Enfin, Henry Bonfils le qualifie d’« habileté politique » essentielle à la réouverture des églises sous le Consulat. Ce corpus d’analyses révèle une diversité d’interprétations, allant de son rôle pacificateur à ses ambiguïtés institutionnelles.