Henry Bonfils

Élements biographiques

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ L'homme le plus honnête ne saura pas toujours développer à la barre d'un tribunal les arguments les plus propres à convaincre les juges de la justesse de ses prétentions : pourquoi ne pas lui permettre de confier à une personne plus habile dans l'art de bien dire, plus familiarisée avec les questions juridiques, le soin d'éclairer les juges ? Et quand le jugement sera rendu, ne faudra-t-il pas en conserver la trace, la preuve, afin d'éviter, ou de recommencer le même procès, ou de se fier à la mémoire faillible de l'homme ? ”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Manuel de droit international public… (1908)

“ Quant aux dommages résultant des faits de guerre, des actes de violence et de lutte, des combats, des assauts, des bombardements, des dévastations, des incendies, du pillage, des vols commis par des soldats, etc., etc., aucun recours n'est ouvert pour leur réparation. — Le Droit international ne peut admettre le principe d'une action. La guerre est pour le simple particulier un cas de force majeure. Elle est pour lui un mal inévitable comme l'est une grêle, une inondation. Il est victime d'un fléau, non d'une injustice, dit Bluntschli. Juridiquement, il n'a droit à aucune indemnité. ”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ Parmi les actes de juridiction contentieuse, l'autorité de la chose jugée ne s'attache qu'aux jugements qui statuent définitivement sur une contestation, sur un point litigieux discuté entre parties. — Les jugements préparatoires, n'ordonnant qu'une simple mesure d'instruction, n'ont pas l'autorité de la chose jugée. Une présomption de vérité ne peut s'attacher à un jugement qui tend seulement à rechercher la vérité. Le juge ignore encore; il cherche à s'instruire; il doit jouir d'une entière liberté quand il s'agit de s'éclairer. ”
Source : Gallica

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